J’Accuse ….

Tout le monde se souvient de l’article dans l’Aurore où Zola prenait la défense de capitaine Dreyfus. L’idée centrale de l’article était que la Justice était supérieure à tout et que rien ne pouvait justifier qu’un homme soit déshonoré, avili, et maintenu en prison alors qu’il était innocent.

Eh bien, je soutiens qu’aujourd’hui nous avons des milliers de Dreyfus un peu partout dans le monde, dont la vie et la carrière furent brisées comme le furent celle du capitaine Dreyfus, que les coupables sont des journalistes, et que cela se passe sans qu’il y ait eu le moindre procès. Et les victimes ne peuvent même pas faire appel.

Pour mieux expliquer ce que je veux dire, revenons en arrière.

La civilisation Judéo- Chrétienne a ceci d’admirable que la frontière entre le mal et le bien passe àl’intérieur de chacun d’entre nous et non pas en dehors.

Cela nous est expliqué dès les premières lignes de la Bible : après avoir mangé la pomme de la connaissance, Adam et Eve se virent nus, c’est-à-dire fragiles et mortels. Mais en comprenant ce qui pouvait leur faire du mal à eux, ils comprirent instantanément aussi comment faire du mal aux autres. De la prise de conscience que nous sommes mortels et vulnérables est donc née l’idée que nous pouvons tuer les autres ou leur faire du mal.  Et c’est à cet exact moment que le serpent, le Malin, entre dans l’histoire du monde, à l’instant même où nous sommes devenus conscients de notre propre vulnérabilité. Cette idée, que je trouve très forte, n’est pas de moi mais de Jordan Peterson. Et elle implique que chacun d’entre nous peut être en même temps ou à tour de rôle un salaud ou un saint, un héros ou un couard…

Et le Christ de nous dire « ne jugez pas si vous ne voulez pas être jugé », ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas condamner, mais qu’en aucun cas il ne faut juger que l’autre est mauvais dans son essence. Un homme peut être coupable, et donc soumis au châtiment, mais jamais il ne peut être totalement mauvais. Le péché est haïssable, le pécheur jamais.

C’est ce qu’avait compris de Gaulle quand le Père Bruckberger vint lui demander la grâce de Joseph Darnand, immense héros de la guerre de quatorze et chef de la milice. Il répondit à Bruck, après avoir refusé de commuer la peine, « Dites-lui en tout cas que je suis obligé de le faire fusiller par raison d’État, mais que de soldat à soldat, je lui garde toute mon estime. » Darnand était condamné, mais pas jugé, le jugement n’appartient qu’à Dieu.

Sur cette base, où des condamnations ont lieu mais où personne ne prononce un jugement sur l’essence de chaque individu, on peut construire une société véritablement humaine car le pardon, le repentir et la miséricorde y sont possibles.

Mais la dérive de nos sociétés aujourd’hui amène exactement à l’inverse : les crimes ne sont plus condamnés tandis que des jugements condamnant des individus sont portés au motif que ces personnes seraient fondamentalement mauvaises, tout simplement parce qu’elles ne sont pas d’accord avec ceux qui s’autorisent à juger leurs contemporains. Et ceux qui ostracisent leurs contemporains sont presque toujours des journalistes, qui se sont arrogés le pouvoir divin de juger de l’essence de chaque individu sans même que la faute ait été prouvée.

Et donc, aujourd’hui, des milliers d’hommes et de femmes ont été déshonorés, mais non condamnés, ce qui est bien pire que ce qui est arrivé à Dreyfus car, dans le monde dans lequel nous vivons, il n’y a ni appel, ni pardon, ni miséricorde, ni même nécessité de prouver le crime : l’homme qui a perdu son honneur ne peut le récupérer.

J’ACCUSE donc la classe médiatique d’avoir créée un monde inhumain et donc totalitaire en se transformant de fournisseur d’informations en ayatollahs.Dans ma jeunesse, le journaliste dans une première partie du journal ou de son article vous présentait les faits tels qu’ils avaient pu être établis, et dans une deuxième partie vous donnait son interprétation de ces faits et c’était très bien ainsi. Et donc la première étape était la collecte de l’information, la deuxième la mise en place du raisonnement du journaliste, sous tendu par les faits, que le lecteur pouvait consulter librement et la troisième, qui ne concernait que le lecteur, la formation d’une opinion que chacun pouvait effectuer librement.

Aujourd’hui, des procureurs que personne ne contrôle passent des jugements sans appel sans même que tous les faits aient été connus, et ces jugements sont toujours fondés sur l’argument d’autorité qui cherche à nous faire croire que le journaliste sait mieux que nous et que donc nous devons y souscrire.

Le résultat final est, qu’en tant que lecteur, je n’ai plus accès aux faits et donc je n’ai plus la possibilité de me former mon opinion librement. Je dois hurler avec les loups.

On est passé en cinquante ans du trois étoiles au McDonald et l’on m’explique qu’il s’agit d’un progrès.

Et cette chute est le résultat de la déchristianisation de nos sociétés. Car, comme nous le savons tous, depuis un siècle, notre monde s’est déchristianisé à toute allure, et il s’est passé ce que Chesterton avait prévu lorsqu’il écrivait « Quand les hommes ne croiront plus en Dieu, cela ne voudra pas dire qu’ils ne croient plus en rien, cela voudra dire qu’ils croiront n’importe quoi »

Nous y sommes et les journalistes qui ne croient plus ni à Dieu ni à Diable se sont mis à croire n’importe quoi et en particulier qu’eux ils étaient bons et que leur tâche était de lutter contre le mal.

Ce qui revient à dire que la ligne entre le bien et le mal ne passe plus à l’intérieur de chacun d’entre eux (puisqu’ils sont bons) et que leur seul et unique devoir est de débusquer les défenseurs du Mal. Nous sommes passés d’un monde objectif à un autre, fondé sur la subjectivité de ceux qui ont le droit de s’exprimer. Nous sommes passés de la Démocratie à la théocratie ou les prêtres nous informent de ce que nous devons penser. En fait, nous sommes retombés dans le manichéisme le plus pur, d’un côté les bons, de l’autre les mauvais et c’est toujours à ce moment que commence le totalitarisme puisque les mauvais doivent être détruits.

Et donc, dès que des informations extraordinairement partielles, partiales ou incomplètes semblent justifier leurs préjugés, ces nouveaux chiens de garde attaquent en meute, non pas pour essayer de comprendre ce que celui qu’il faut bien appeler une victime a pu vouloir dire, mais pour le détruire.

Et pour détruire celui qui pense mal, ils utilisent deux armes, toutes les deux létales dans le monde des idées :

  • Ils tournent en ridicule le peuple, qui pense rarement comme eux, en les traitant de « beauf » incultes et grossiers. C’est le traitement qu’ils font subir aux gilets jaunes en France, qui correspond aussi à l’appellation de « déplorables » dont madame Clinton avait affublé les électeurs de Trump et au nom « little englander », donné en Grande-Bretagne au partisan du Brexit.
  • Pour les plus dangereux de ceux qui ne partagent pas leurs idées car ils savent s’exprimer par eux-mêmes et qui auraient émergé grâce à leurs propres talents, ils pratiquent l’excommunication, sans retour en grâce possible. Ces pauvres individus, accusés de racisme, de fascisme, d’islamophobie ou de tout autre péché mortel n’ont comme solution que de se suicider intellectuellement et de cesser de produire quoi que ce soit car ils ne seront plus jamais invités à aucun débat, leur carrière universitaire sera brisée et leurs livres ne bénéficieront jamais de la moindre recension.

Tourner en ridicule le Peuple, excommunier les opposants à la pensée unique en se servant du monopole sur les media officiels qu’ils se sont créés avec l’aide des puissances d’argent, tels sont les deux outils que ces « journalistes » utilisent pour assécher les maigres oasis qui essaient de continuer à exister ici ou là et pour survivre dans le désert intellectuel dans lequel nous vivons.

J’ACCUSE donc les journalistes payés par les media officiels d’être devenu le bras séculier de la pensée unique, à qui l’on livre les criminels pour qu’ils soient condamnés et exécutés sur la place publique. Ils sont devenus le sous-officier qui a brisé l’épée de Dreyfus et arraché ses galons.

Mais ce n’est pas tout : J’ACCUSE aussi certains journalistes d’avoir pris pour exemple le Colonel Henry qui fabriqua les fausses pièces à conviction qui accablèrent le pauvre capitaine Dreyfus. Car beaucoup d’entre eux, non contents de déshonorer ceux qui ne peuvent répondre, vont jusqu’à fabriquer de fausses « preuves » ou à utiliser des preuves » dont ils savent qu’elles sont fausses ou incomplètes.

Et pour ajouter à leurs crimes, J’ACCUSE enfin bon nombre de journalistes d’être des Esterhazy qui tout en connaissant le vrai coupable, hurlent à la mort pour faire condamner un innocent.

Que le lecteur me permette de donner deux exemples de ces pratiques abominables, l’un immense, l’autre minuscule et qui tous deux viennent de se produire.

Depuis près de trois ans, la classe journalistique dans son immense majorité nous a certifié que le Président des Etats-Unis était arrivé au pouvoir avec l’aide de monsieur Poutine.

Et tout l’arsenal qui avait servi à faire condamner Dreyfus y est passé.

  • Fabrication de fausses preuves et utilisation de ces fausses preuves pour faire espionner le Président et son entourage.
  • Fuites « anonymes » vers des media complices, appuyées sur ces fausses preuves, tendant toutes à prouver la culpabilité du Président.
  • Campagnes de presses reprenant des éléments dont tous les journalistes savaient qu’ils étaient faux, en partant du principe que la fin justifie les moyens et que, comme le Président était une ordure, mentir et tricher étaient non seulement permis mais recommandable, ce qui est une monstruosité. Car chaque homme est responsable des moyens qu’il a utilisé sans considération aucune des fins qu’il poursuivait, et dire ou recommander le contraire, c’est encore une fois la voie ouverte au totalitarisme.
  • Protection des vrais coupables, c’est-à-dire les équipes de madame Clinton et madame Clinton elle-même, à qui rien ne fut jamais reproché…
  • Utilisation de la justice pour essayer de forcer certains proches du Président qui avaient commis quelques peccadilles à charger le Président en contrepartie d’un allègement de leur peine.

Tous les composants de l’affaire Dreyfus sont là, et l’on retrouve les mêmes personnages sous des noms différents, Esterhazy (Steele, l’espion britannique), le Colonel Henry (Comey, le patron du FBI), le général Picquart (le ministre de la Justice Barr) etc… mais le combat est à front renversé : cette fois ci, les salauds sont tous à gauche et les honnêtes gens à droite. Mais qu’est que la gauche aujourd’hui puisqu’elle hait le peuple ?

L’opinion publique a plutôt soutenu Trump comme elle avait soutenu Dreyfus tandis que quelques media (Fox, Breitbart) reprirent le rôle de Zola et de l’Aurore et défendirent le Président, mais la majorité de la presse « institutionnelle », y compris la presse française, a endossé sans état d’âme le rôle qu’avait choisi l’Action Française de Charles Maurras.

Mais nous savons maintenant, grâce au rapport Mueller et au nouveau ministre de la Justice monsieur Barr, que le Président est innocent et que les foudres de la Loi vont tomber-enfin- et sur les vrais coupables et sur ceux dans les media qui ont été complices de la première tentative de coup d’état dans l’histoire des USA. La vérité l’emportera toujours sur le mensonge disait Jean-Paul II

Venons-en au minuscule exemple.

Un transsexuel est attaqué à Paris et la presse se déchaine immédiatement contre l’homophobie de la population française et cela sans même connaitre les coupables. Je suis moi -même très affecté puisque mon jeune frère était homosexuel et qu’il est mort du sida au début des années 90, ce qui acheva de tuer ma mère après perdu mon père aussi d’une longue maladie. Voilà qui réveilla chez moi des souvenirs très douloureux.

Les coupables sont trouvés, et ils sont musulmans.

En une journée, l’information sort de tous les journaux, tant tous nos héros du bien ont peur de pratiquer le fameux amalgame.  Et pourtant, dans ce cas-là, ils devraient défendre les homosexuels, car il y a 17 pays au monde qui pratiquent la peine de mort pour homosexualité et ils sont tous musulmans. Les musulmans qui ont attaqué la victime n’ont fait que ce que le Coran leur enjoint de faire. Dénoncer l’homophobie présente partout dans le Coran devrait être un devoir sacré pour tous les défenseurs du bien. Hélas, défendre les homosexuels ne rapporte rien, mais dire du mal du Coran ou du prophète peut couter cher comme l’a montré l’exemple de Charlie Hebdo.  Certes, « Nous sommes tous Charlie », mais pas au point de les accompagner au cimetière.  Et donc, non seulement beaucoup de ces journalistes ont menti en accusant sans preuve aucune la population française mais dès qu’ils ont su la vérité, ils ont couru se cacher… On songe aux allemands qui pendant la guerre n’ont jamais vu passer les trains…   Ils sont comme les chacals, agressifs en groupe, mais lâches individuellement.

Que faire ? va me dire le lecteur… La solution est toute simple et existe en Grande-Bretagne. Les journalistes peuvent tout dire, tout écrire mais si ce qu’ils ont dit ou écrit est faux et diffamatoires, alors les tribunaux condamnent et le journaliste et son media sont littéralement ruinés par les dommages et intérêts payés à la victime. Cela n’empêche en rien la liberté de la presse, qui est sacrée, mais cela empêche assez efficacement les journalistes de détruire des vies et des carrières sans aucune preuve et sans que ces forfaits aient le moindre effet sur eux.

Voilà une réforme qui, pour une fois, serait utile.

 

 

 

 


Coup d’état en Grande-Bretagne.

Depuis le vote pour le Brexit en Juin 2016, le Royaume-Uni vit dans une redoutable contradiction : une majorité du peuple s’est prononcée pour sortir de l’Europe, tandis qu’une écrasante majorité du système politique voulait y rester et avait voté en conséquence.  Ainsi, plus des deux tiers des députés aux communes et plus de trois quarts des « Lords » veulent rester dans les structures européennes, dont d’ailleurs madame May elle-même, qui a dirigé les négociations entre Londres et Bruxelles.

Nous avons donc un cas classique de contradiction entre démocratie directe et démocratie représentative, ce qui n’est jamais facile à trancher.

Faire mener des négociations par quelqu’un qui n’est pas en accord avec le but final qui doit être atteint est pour le moins curieux. C’est un peu comme demander à Bercy de préparer des coupes budgétaires et des diminutions d’impôts : on est à peu près certain que tout sera mis en œuvre pour que rien ne bouge, Bercy attendant tranquillement le prochain changement de gouvernement en bloquant tout.

C’est bien sûr ce qui s’est passé. Et les résultats sont à la hauteur de mes attentes, c’est-à-dire désastreux.

Et le sommet de ce qu’il faut bien appeler un coup d’état visant à renverser le vote populaire a été atteint la semaine dernière quand le Parlement a voté par UNE voix de majorité que la Grande-Bretagne ne pouvait pas sortir de l’Union si un accord n’était pas intervenu entre Londres et Bruxelles, ce qui revient à annuler le vote de Juin 2016 puisqu’il suffit que Bruxelles refuse tout accord et la Grande-Bretagne ne pourra jamais sortir…Mais le plus beau est que pour obtenir cette voix de majorité, « on » a fait sortir une députée de prison, où elle était pour escroquerie. On songe au duc d’Orléans votant la mort de Louis XVI…

Nous avons eu donc un coup d’état, pas si rampant que cela mais très visible, de la part des hommes de Davos britanniques soutenus par leurs copains à Bruxelles et j’ai presque envie de dire UN DE PLUS.

Résumons ce que je vois dans le monde depuis plusieurs années.

  1. Les Grecs avaient voté pour sortir de l’Europe et de l’Euro. La BCE coupe tous les crédits à la banque centrale Grecque. Fin de la rébellion. Les banques allemandes et françaises sont sauvées.
  2. Un coup d’état juridique a fait perdre le pouvoir en Italie à monsieur Berlusconi qui voulait sortir de l’Euro, et l’Italie du coup a été gouvernée par une série de Quisling tous plus illégitimes les uns que les autres puisque nommés par Bruxelles, jusqu’aux élections de l’an dernier qui ramenèrent au pouvoir un gouvernement à nouveau élu par le Peuple.
  3. Une tentative de coup d’état contre le Président légalement élu aux USA a eu lieu, après son élection surprise, mais grâce à Dieu, elle a échoué et l’on peut espérer que ses perpétrateurs vont aller en prison (Voir mon article de la semaine dernière à ce sujet).
  4. Un coup d’état, politico-juridico-médiatique lors de l’élection présidentielle a eu lieu en France, au détriment de monsieur Fillon, pour porter au pouvoir monsieur Macron, et celui-là a réussi. On en voit les résultats heureux tous les jours et en particulier tous les samedis. Du coup, le gouvernement français est légal, mais non légitime, ce qui en France, a toujours été mauvais signe.
  5. Des tentatives de déstabilisation de monsieur Orban en Hongrie et du parti au pouvoir en Pologne ont lieu sans cesse, mais cette fois-là en se servant de l’appareil judiciaire européen (Cour de justice, Cour des Droits de l’Homme). Le but est de déstabiliser des gouvernements totalement légitimes en faisant donner des juges que personne n’a élu ni ne contrôle. Nous avons là un très bel exemple d’une tentative de « gouvernement par les juges » qui fût et qui reste une dérive mortelle de la démocratie.

Le but semble être à chaque fois d’empêcher la volonté du peuple de chaque Nation de s’exprimer librement, tant la Nation est perçue comme ringarde.

Et si l’on n’y arrive pas, des juges non élus et aux ordres sont mis à contribution pour atteindre le résultat recherché, c’est à dire empêcher les autorités légitimes mais réfractaires au projet mondialiste de gouverner.

Le lecteur se rend donc bien compte qu’il y a comme une constante visant à remplacer nos systèmes démocratiques fondés sur la Nation par un système technocratique contrôlée par une oligarchie hors sol fonctionnant au profit de quelques-uns. Le résultat de cette prise de pouvoir par des gens non élus est atterrant pour tout le monde, sauf pour les élites : une étude de Mc Kinsey montre que dans nos pays développés, 580 millions de personnes ont vu leurs niveaux de vie baisser ou stagner de 2008 à 2017, la quasi-totalité de la valeur ajoutée créée par les économies allant aux 1 % les plus fortunés. Dans les dix ans précédents, seulement 10 millions avaient souffert d’un tel déclin.

Jamais un tel phénomène ne s’était produit depuis 1945.

La classe moyenne a en fait payé pour la crise de 2008, alors qu’elle n’en était pas responsable tandis que les responsables du désastre se sont enrichis. Et donc, je peux affirmer sans crainte d’être contredit que le capitalisme de connivence règne en maitre depuis 2008. Nos pays sont tombés de fait sous la coupe d’une ploutocratie financière qui a capturé le pouvoir et la grande question est donc : comment allons-nous retrouver nos Libertés ?

La réponse est simple : il faut retourner à la démocratie.

Les gens éduqués et bardés de diplômes sont devenus hostiles à la démocratie parce qu’ils trouvent insensé que leurs voix valent celles de gens qui ne sont pas allés à l’école. Je ne sais pas combien de fois j’ai entendu : « mais Charles, tu ne te rends pas compte que ta voix a le même poids que celle d’un éboueur ou de ta femme de ménage ? ».

Bien sûr, ceux qui disent cela veulent bien être élus (puisqu’ils sont instruits, ils inspirent confiance), à condition qu’ils puissent filtrer les votes de ma femme de ménage pour défendre leurs intérêts à eux et pas les intérêts de ceux de ce qui les ont élus et encore moins ceux de la Nation.

Ce qui me ramène à la Grande-Bretagne ou les éduqués sont en révolte contre les moins-éduqués et de façon visible.

Que va-t-il se passer ? Personne n’en a la moindre idée, mais je vais essayer de mettre à jour les trois scenarios qui me semblent les plus probables sans prétendre mesurer leurs probabilités respectives, n’étant pas devin.

Le premier est un allongement de la période de négociation au-delà des aménagements déjà acceptés. Cela veut dire que la Grande-Bretagne va devoir organiser des élections européennes fin Mai. Et a ces élections, qui seront en fait un referendum bis, nous allons avoir trois partis qui vont devoir compter leurs voix.

  • Les Conservateurs pour lesquels personne ne va voter sauf s’ils mettent en tête de liste des personnalités qui veulent vraimentsortir de l’Europe ce qui apparaitra comme une horrible hypocrisie, sauf si madame May est virée ou démissionne d’ici-là. Dans ce cas, ces conservateurs seront tous (comme Hannan), opposés à la structure de pouvoir européenne et pourraient obtenir un bon score.
  • Les travaillistes, pour lesquels peu de gens vont voter puisqu’une majorité de leurs circonscriptions avaient voté pour sortir lors du referendum et qu’ils ne sont pas couverts de gloire pendant les débats aux Communes tant ils ont louvoyé et botté en touche. Qui plus est, leur attitude douteuse sur l’immigration, leur islamophilie et leur antisémitisme couplé a un marxisme primaire déplaisent passablement à une grande partie de leur électorat populaire.
  • Les troupes du nouveau parti que Farage va créer (il est la figure emblématique du Brexit avec le conservateur Jacob Rees-Mogg) … et ce nouveau parti va rassembler TOUS CEUX qui ont voté le Brexit et à ces gens vont s’ajouter beaucoup de ceux que la tentative de coup d’état contre les institutions britanniques a rendu ivres de rage, quand bien même ils auraient voté contre le BREXIT. Il y en a beaucoup et ce n’est pas pour rien que le symbole de l’anglais est un bulldog. Une fois que ce chien a fermé ses mâchoires, il ne les rouvre jamais et l’Allemagne ou la France en savent quelque chose. Et le but de tous ces nouveaux élus, qui seront les élus de Farage et de personne d’autre, sera de bloquer le fonctionnement des institutions européennes à tous les niveaux et le plus possible. .

De très loin, c’est la situation la plus dangereuse pour la survie du projet Europeen que porte nos élites françaises en particulier.

La deuxième verrait madame May réussir à faire passer, à la quatrième fois, son projet insensé devant un Parlement qui de ce fait trahirait son peuple, ce que ce dernier ne pardonnerait jamais. Il n’est pas du tout certain que la Reine accepte un tel développement tant il serait attentatoire à la démocratie, ce qui pourrait créer une crise constitutionnelle d’envergure inédite au Royaume Uni.

A mon avis, et connaissant les anglais comme je les connais, la Grande-Bretagne deviendrait ingouvernable très vite, et il faudrait organiser des élections législatives immédiatement.  Cette éventualité consacrerait la fin du parti Conservateur tel que nous le connaissons, puisqu’il aurait trahi la Nation.

Dans ces élections s’affronteraient non pas deux partis mais trois conservateurs, travaillistes et « englanders » et monsieur Farage se retrouverait dans la situation de Salvini en Italie. Je suis à peu près certain que tous les députés qui auraient voté cet asservissement de la Nation seraient battus. Par contre, il est probable que cela pourrait ramener sur le devant de la scène la question de l’indépendance de l’Ecosse.

Cette solution est la plus dangereuse pour la Grande-Bretagne  et c’est de loin celle qui aurait les répercussions les plus graves sur son économie et sur celles de ses voisins européens.

Ces deux premiers scenarios veulent tous les deux dire que l’Union Européenne garde en son sein un pays qui ne veut plus en faire partie, ce qui est contraire au principe sacré de la diplomatie du « Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes », et cela n’est pas politiquement tenable. Dans ces deux premiers cas, la crise ne pourra que s’aggraver.

La troisième solution est de loin la moins dangereuse et dépend sans doute du Président Français, ou peut-être de monsieur Salvini.

Elle requiert cependant de la part de monsieur Macron un peu de caractère.

La diplomatie européenne depuis les débuts de l’Euro a été menée par madame Merkel au profit exclusif de l’Allemagne avec tous les succès pour la construction européenne, que chacun peut voir aujourd’hui.

Le moment est venu pour notre Président de se souvenir de de Gaulle refusant l’entrée de la Grande-Bretagne dans ce qui était à l’époque le Marché Commun et donc de déclarer que puisque la Grande-Bretagne voulait sortir, eh bien, qu’elle sorte et qu’elle sorte immédiatement et sans qu’un accord ait été négocié.

Voilà qui lui permettrait sans doute à son parti de remporter les élections européennes en Mai prochain et si cela était le cas, à l’automne, il pourrait dissoudre le Parlement pour retrouver une légitimé qu’il a perdu. La France redeviendrait gouvernable, et l’on peut espérer que notre Président aurait appris de ses multiples erreurs et commencerait à s’intéresser à notre pays qui est tout sauf un « start up ».

S’il fait cela, alors il pourra commencer à gouverner contre les élites qui l’ont porté au pouvoir et donc au profit de notre pays et il sera réélu en 2022.

On peut rêver…

 

 

 


Trump contre le retour de la tribu

 

Je crois avoir consacré deux ou trois chroniques dans les dernières années aux bagarres juridico-politiques aux USA entre Trump et l’establishment américain.

Dans cette lutte, les choses sont en train de bouger et pourraient évoluer très rapidement. J’ai donc pensé qu’une petite mise à jour de la situation aux USA intéresserait peut-être les lecteurs.

Rappelons les faits.

  • Bien avant qu’il ne soit élu, les démocrates, aidés par une grande partie des médias, avaient lancé une grande campagne contre monsieur Trump, l’accusant d’être un agent Russe, à la solde de Poutine. Pour enquêter sur cette accusation très grave, un « procureur spécial », monsieur Mueller, ancien patron du FBI, avait été nommé par le Congrès pour enquêter sur les relations entre Trump et Poutine. Le but était à l’évidence de se débarrasser du Président élu à la faveur d’une procédure « d’impeachment ». Du coup, monsieur Mueller nous fut présenté comme un homme irréprochable, un véritable saint laïc.
  • De son coté, monsieur Trump, devenu Président, expliquait qu’un véritable complot avait été monté contre lui et que dans cette conjuration, on trouvait une grosse partie des équipes dirigeantes du FBI, une part importante des équipes du ministère de la Justice datant des années Obama, les équipes de madame Clinton et madame Clinton elle-même, et pas mal d’autres personnages plus douteux les uns que les autres.

La complication était que le Ministre de la Justice choisi par Trump, un brave homme appelé Jeff Sessions, comme il avait rencontré l’ambassadeur Russe avant les élections, ce qu’il n’aurait pas dû faire, avait choisi de de retirer du dossier des relations Trump- Poutine, laissant tout le pouvoir à son second, monsieur Rosenstein, un homme de l’Etat profond s’il en fut un. Et ce monsieur Rosenstein s’employait à bloquer toutes les demandes d’information venant du Congrès, alors sous le contrôle des Républicains, sur le fameux complot contre monsieur Trump…En fait, le ministère de la Justice, et donc le FBI, était resté sous le contrôle de monsieur Obama

Situation bloquée donc…

Mais tout est en train de se débloquer…

Monsieur Mueller vient de rendre son rapport qui, au grand désespoir des media, n’a trouvé aucune preuve d’une quelconque relation entre Trump et Poutine, et la réalité est donc bien qu’il y a eu complot contre monsieur Trump.

Le Président du coup va pouvoir passer de la défense à l’attaque.

Car j’ai compris quelque chose que je n’avais pas saisi à l’époque : tant qu’il était « examiné » par monsieur Mueller monsieur Trump ne pouvait pas contre-attaquer tant cela aurait été interprété comme une façon d’essayer de faire pression sur l’enquête dont il était l’objet.

Maintenant qu’il est libéré de cette contrainte, il va pouvoir attaquer, le but étant bien sûr de briser l’empire que la pensée unique a sur les Etats-Unis

A mon avis, les attaques vont se développer dans trois directions

Nous allons entendre parler beaucoup de la fondation Clinton, véritable machine criminelle organisée au profit exclusif de Bill et Hilary. Trois équipes du FBI seraient sur le dossier. Vont être explorées en particulier les donations à la fondation effectuées par des non-américains qui auraient reçus des avantages importants de la part du ministère des affaires étrangères US quand madame Clinton en était le ministre…Les cas auraient été fort nombreux. Il se dit aussi que plus de 90 % des fonds levés allaient directement ou indirectement aux Clinton et que depuis la défaite d’Hilary les contributions des donneurs étrangers se seraient effondrés… Le but ici est de détruire la gauche progressiste du parti démocrate. (L’extrême gauche (ie Senders etc) détestant tout autant les Clinton)

 

Viendront ensuite, ou en même temps, des révélations sur les tentatives par l’administration Obama de noyauter politiquement le département de la Justice, le FBI, la CIA et de mettre ces administrations au service du parti démocrate et des Clinton (le fameux complot). Il semble probable que des hauts dignitaires du FBI, de la CIA et même un ou deux ministres de la Justice de l’époque Obama vont se retrouver en prison. On murmure qu’Obama lui-même pourrait être appelé à témoigner sous serment pour savoir « ce qu’il savait de ces forfaitures et quand il a appris » …Cette fois ci, le but est de récupérer le pouvoir sur la haute administration qui a cessé depuis longtemps d’être neutre

 

Mais surtout, et c’est très important, le Président semble décider à se battre enfin sur le seul front qui compte à long terme, le front culturel. Aussitôt libéré de la contrainte Mueller, il a signé un « executive order », un décret en bon français, pour préciser que plus aucune université ne recevrait la moindre subvention de l’Etat Fédéral si elle n’assurait pas la liberté de parole à TOUS les étudiants. Comme ne le savent pas tous les lecteurs, dans les grandes universités aux USA, des fascistes de la bien bien-bien-pensance tabassent à qui mieux mieux ceux qui ne pensent pas comme eux et empêchent que soient invités sur les campus pour donner des conférences tous les esprits libres catalogués à « droite », comme Jordan Peterson ou Dinesh D’Souza, qui se sont vu ainsi interdits de parole car leur présence aurait déclenché des émeutes… organisées par les fascistes eux-mêmes. On songe aux livres brulés en Allemagne en 1936. La gauche nous ramène comme toujours, aux heures les plus sombres de notre histoire au nom de son perpétuel cri de guerre… » Pas de Liberté pour les ennemis de la Liberté ».  Et sont contre la liberté ceux qui s’opposent à eux, bien sûr. Rien de neuf depuis Saint Just.

Mais heureusement, le plus improbable des défenseurs de la Liberté s’est fait élire et vole de succès en succès, monsieur Tromp.

En deux ans, il a réussi à déconsidérer la quasi-totalité des media officiels, du New-York Times au Washington Post, en passant par CNN ou MSNBC qui ne se remettront jamais de la débâcle Mueller, ce qui est prodigieux.

Aujourd’hui, il s’attaque aux universités, devenues des repaires de l’obscurantisme…,

Il défend la Nation, seul cadre dans lequel la Loi peut assurer la liberté de chacun

Et je dois dire que je suis impressionné par le courage de cet homme : Depuis trois ans, il est l’objet de la part de toute l’intelligentsia mondiale d’attaques abominables, sur lui, sur sa famille, sur son honneur, sur son épouse, sur sa réussite professionnelle… Tout l’Etat profond américain, tous les hommes de Davos, toutes les organisations mondiales se sont liguées contre lui et ces déchaînements de haine ont l’air de le laisser profondément indifférent.  Impavide, il continue à avancer et à faire ce qu’il lui semble devoir être fait et à lutter contre les faux intellectuels qui amènent notre monde à sa perte.

Car rarement notre civilisation a été autant en péril

Et d’où viens notre civilisation ? De la parole d’un seul homme…

Il y a une vingtaine de siècles, cet homme s’est levé et a proclamé très paisiblement que l’individu était supérieur à la tribu et que chacun d’entre nous sera jugé individuellement en fonction de nos actions durant notre vie. De ce fait, tous les individus sont égaux (cf. la lettre de Saint Paul ou il écrit : « Il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, … »

Et si la tribu à laquelle j’appartiens me recommande de faire quelque chose de contraire à mes convictions, alors j’ai le devoir de suivre mes convictions au risque de me fâcher avec toute ma tribu.

Ce message, fut comme l’explosion d’une super nova dont la lumière continua à se répandre lentement pendant les siècles qui suivirent au fur et à mesure qu’il était mieux compris (Voir par exemple le livre de René Girard « J’ai vu Satan tomber comme l’éclair ».)

Et Huntington, dans son fameux ouvrage « la guerre des civilisations » en analysant les grandes civilisations qui se partagent le monde aujourd’hui, conclut que l’une d’entre elles est complètement différente des autres tant elle est fondée sur l’individu et non pas sur la tribu, le groupe.

La totalité des autres civilisations recherchent la survie de la tribu, de la religion, du groupe…

La nôtre recherche le Salut Individuel comme but ultime, ce qui bien normal puisque « les Chrétiens savent que Dieu ne sait compter que jusqu’ à un » comme le disait André Frossard. Mais en plus de ne savoir compter que jusqu’à un, le Christ ne nous jamais dit ce qu’il fallait faire pour être un bon Chrétien. Être un bon Juif, un bon Musulman, un bon Bouddhiste n’est pas extraordinairement difficile dans la mesure ou des règles à suivre ont été fixées depuis bien longtemps pour me permettre de savoir si je suis un… bon Juif, Musulman, Bouddhiste ou que sais-je encore. L’orthopraxie règne…

L’embêtant avec le Christianisme est que personne ne peut se dire un bon Chrétien puisque personne n’a jamais défini ce qu’être un bon Chrétien voulait dire.

La seule chose que le Christ nous ai dit est « Viens et suis-moi « ce qui n’est pas très précis, chacun en conviendra.

Donc non seulement Dieu ne sait compter que jusqu’à un, mais en plus il nous dit « Tu as ton libre arbitre, à toi de te débrouiller avec ça pour traverser ta vie, je verrai les résultats à l’arrivée ».

Si j’osais, je dirais que les autres religions apportent des réponses, alors que le Christianisme repose sur une interrogation perpétuelle : en ais je assez fait ?

Et donc la réaction de tout l’Occident Chrétien a été de chercher désespérément à comprendre ce que voulait Dieu, ce qui impliquait de comprendre les lois de la nature pour savoir ce que nous pouvions changer et ce que nous ne pouvions pas modifier, et de là on est passé fort naturellement à l’explosion d’abord des sciences dures puis des sciences humaines dont on peut dire qu’elles n’ont vraiment prospéré que dans la zone « individualiste », et ce pendant longtemps. Mais les sciences humaines ont décidé de ramener l’homme a sa ou ses tribus, blanc, noir, femme, homme, homosexuel, hétérosexuel, joueur de trompette ou de batterie.

Et ce que fait monsieur Trump, c’est d’essayer de nous ramener à nos racines individuelles contre ceux qui tous veulent le retour de la tribu, car tous ne veulent qu’une chose la victoire de LEUR tribu pour pouvoir remettre en place l’esclavage sur les autres tribus.

Si ce Président US réussit à faire traîner devant les tribunaux la moitié du parti démocrate et à les faire condamner, s’il réussit à réintroduire la liberté de penser et de parler dans le débat politique, s’il réussit à enrayer la montée des communautarismes aux USA et s’il réussit enfin à briser la ploutocratie mondialiste qui a pris le contrôle de toutes nos démocraties, alors, il aura bien mérité de la reconnaissance que nous lui devrons tous. Car ce mouvement, parti des USA, gagnera alors tous les autres pays, dont le nôtre.

Mais les voix du Seigneur sont décidément impénétrables…Trump en sauveur de notre civilisation ? Qui l’eut cru ?

 

 

 

 

 

 


Et voilà !

J’avais, il y a quelques années un professeur de ski que j’aimais beaucoup, un vrai entrepreneur, savoyard, grognon et taciturne et qui se reconnaitra dans ces lignes. Quand l’un ou l’autre de nous se cassait la figure, il disait toujours « Et voilà !». Et nous riions tous beaucoup, sauf celui qui était tombé, bien sûr.

Il me semble que nous sommes en train d’arriver dans les économies et les marchés à un moment « Et voilà «

Que le lecteur en juge.

La courbe des taux aux USA est en train de s’inverser. Pour ceux qui veulent une explication sur ce que cela veut dire, il leur suffit de taper la formule ci-dessous dans leur moteur de recherche et ils trouveront l’explication de ce que cette phrase sibylline veut dire. Il s’agit d’une vidéo de 10 minutes que j’ai enregistré pour Sicav on line il y a quelques mois, justement sur la courbe des taux.

https://www.youtube.com/watch?v=YzAWUp4MnvU

Pour ceux qui seraient trop paresseux pour le faire, cela veut simplement dire que dans le système économique américain, la rentabilité du capital investi est en train de passer en dessous du cout du capital et donc que tous ceux qui ont emprunté en dollar (et Dieu sait s’il y en a eu depuis 10 ans) vont vers des jours difficiles…

Ajoutons que les rendements sur les obligations longues aux USA, en Allemagne, en Grande-Bretagne etc… se cassent la figure, ce qui est un signe que la croissance économique est en train de s’effondrer, que les cours des banques plongent un peu partout,  que la Turquie a l’air de vouloir partir à nouveau vers le Sud et que la banque centrale US vient de faire un très beau demi-tour sur l’autoroute pour aller à contre-sens de ce qu’elle recommandait il y a deux mois et nous voilà renseignés : des économies sont en train de rentrer en récession ici et là.

Beaucoup de signes inquiétants donc…

Revenons à la courbe des taux.

TOUTES les inversions de la courbe des taux ont précédé (causé ?) une récession aux USA comme le montre le graphique suivant.

 

La ligne rouge est simplement la différence arithmétique entre les taux d’intérêts sur la dette à 10 ans du gouvernement américain et les taux d’intérêts sur les bons du trésor à 3 mois du même gouvernement. Aujourd’hui, et pour la première fois depuis 2007, le 3 mois est au-dessus du 10 ans, la courbe des taux est donc inversée, ce qui a toujours précédé une récession de 6 à 12 mois.

Et comme l’Europe, et en particulier l’Europe de l’Euro, est déjà en récession, voila qui annonce une année 2019 …difficile et qui devrait être marquée par de nombreux « et voilà ! » financiers, qui eux, ne feront rire personne.

Nous rentrons donc dans une période économique qui devrait être intéressante au sens Chinois du terme : quand un chinois vous veut du mal, il vous souhaite de vivre pendant une période intéressante…

Pas grave, va me dire le lecteur quelque peu philosophe, les recessions font partie du système capitaliste, et après une bonne purge, tout le monde se sentira beaucoup mieux.

C’est tout à fait vrai mais il y a une légère différence entre cette récession qui s’annonce et les récessions précédentes : les autorités aussi bien budgétaires que monétaires aux Etats-Unis et surtout dans l’Europe de l’euro n’ont ni munition ni marge de manœuvre pour absorber le choc.

Faisons un petit tour de piste région par région des moyens que les gouvernements où les banques centrales pourraient employer pour limiter la casse, en commençant par ceux qui paraissent les plus mal partis et en terminant par ceux qui devraient passer l’obstacle sans trop de mal.

Bien entendu, ceux qui sont dans la plus mauvaise situation sont les pays de la zone Euro.

Pour sauver l’Euro, les autorités européennes ont d’abord sacrifié les pays de l’Europe du Sud, puis détruit les systèmes bancaires en mettant les taux d’intérêts à zéro, et ça, c’est déjà fait. Mais les taux zéro après 10 ans environ, c’est dire vers 2022 auront aussi détruit toute l’industrie de l’épargne longue en Europe (fonds de pension, assurances etc…). Sans épargne, plus d’investissement, et sans investissement, plus de croissance et le chômage et les déficits budgétaires vont exploser. Les pays les plus vulnérables, France ou Italie, ont déjà des déficits budgétaires importants et des dettes monstrueuses et, coincés par l’Euro, ne peuvent les augmenter. Mais la France, contrairement à l’Italie, a un déficit primaire de son budget et un déficit de ses comptes courants et le pays est gouvernée par le Président sans doute le plus impopulaire de la Vème République.  Et l’on songe à la phrase de l’Ecclésiaste « Malheur à la Ville dont le Prince est un enfant ».

C’est en France donc que la situation devrait être la plus explosive tant l’incompréhension est totale entre un peuple qui souffre et des dirigeants qui ont parié sur la construction européenne, qui est en train de s’écrouler et qui n’ont pas de plan B.

L’Allemagne, quant à elle, a tout misé sur l’industrie automobile, au moment même où la demande de voitures va baisser de façon structurelle dans le monde entier et rentre donc dans une récession qui pourrait être très sévère. Les teutons ne se portent donc guère mieux que nous et en plus ils ont une démographie effrayante. Et tout ce petit monde a des excédents commerciaux considérables qui vont disparaitre avec la Grande-Bretagne qui essaye non sans mal de sortir de ce bateau qui coule, et dont on voit mal, compte tenu de la façon dont elle a été traitée par Bruxelles pourquoi elle devrait venir en aide à tous ces bras cassés.

Conclusion :  encore une fois, l’Europe de l’Euro a été l’endroit où le maximum de bêtises a été faite.  Ne garder ni cash ni obligations en Euro. Une crise politique et monétaire d’envergure est à peu près certaine dans les mois qui viennent.  L’indice des valeurs bancaires me préviendra s’il passe en dessous de 90.

Vient ensuite l’Europe Ex Euro ; Suisse, Suède, Norvège, Grande-Bretagne, Pologne etc…

En général, ces pays ont des budgets en équilibre ou excédentaires, des comptes extérieurs satisfaisants, des monnaies sous-évaluées et qui peuvent flotter librement, des systèmes bancaires en ordre de marche…

S’il y a un drame dans la zone euro, ils souffriront mais beaucoup moins que les pays de la zone euro.

Pour ceux qui DOIVENT garder des positions obligataires ou du cash en Europe, autant avoir ses obligations et son cash dans ces pays.

Viennent les USA : La Fed a une petite marge de manœuvre pour baisser les taux , les déficits budgétaires par contre sont déjà immenses Si l’Euro saute, le dollar US va beaucoup monter. Les obligations outre- atlantique sont chères, les actions aussi, la courbe des taux s’inverse…le moment du cash en dollar est arrivé. Pas la peine d’avoir des obligations ou des actions aux Etats-Unis, autant n’avoir que du cash et attendre pour le réinvestir.

Ensuite nous arrivons à l’or : il n’y a pas vraiment de risque inflationniste aux USA ni ailleurs, mais le risque d’une crise financière est loin d’être nul. Je serai dans la zone euro, je mettrai bien 10 % à 15 % de mes actifs dans le métal jaune, pour jouer la panique financière qui ne manquera pas d’arriver au pire moment pour l’Europe, c’est-à-dire vers fin Mai. Si j’y connaissais quelque chose, j’achèterais bien des mines d’or.

Venons-en aux Pays d’Asie qui ont eux des marges de manœuvre normales.  Comme je ne cesse de le dire depuis des mois, je mettrai autant d’argent que je le peux en obligations Chinoises, Indiennes, etc…Et mes actions auraient toutes un biais asiatique mais j’aurais 40 % d’actions tout au plus dans mon portefeuille.

Un mot de géopolitique pour finir. Ce n’est pas ce que je souhaitre, ce que je souhaite n’a aucune imporrtance.

Si l’Europe de l’Ouest connait une grave crise économique, la Russie va apparaitre comme gagnante et Putin comme un grand homme.

Acheter des obligations Russes me parait être une très bonne idée, surtout avec la Turquie qui va s’effondrer et qui va cesser d’embêter tout le monde au proche Orient.

Dans le fond, les épargnants français devraient se coller en emprunts russes, comme leurs arrières grands parents.

Ça devrait mieux marcher cette fois ci.

 

 

 


Mais pourquoi voter ?

Nous savons tous que : « La démocratie est le pire de tous les régimes à l’exception de tous les autres » comme le disait Churchill.  Et dans la démocratie, il y a en principe un Souverain et un seul, le Peuple. En théorie, les autorités actuelles gouvernent au nom du peuple, au bénéfice du peuple.

Mais comme le disait le joueur de base-ball et philosophe américain, Yogi Berra : « En théorie, la théorie et la pratique c’est la même chose. En pratique, c’est rarement vrai »

A l’évidence la théorie est que le vote du peuple est déterminant tandis que la pratique semble être que le vote du peuple n’est retenu que si les élites sont d’accord.

Parce que depuis à peu près vingt ans, chaque fois qu’un peuple exprime sa volonté au travers d’une élection ou d’un référendum et si cette volonté est contraire au mouvement de l’Histoire telle que décrite par des hommes éminents tels monsieur Juncker, auteur de la célèbre formule : « il n’y a pas de sortie démocratique des institutions européennes », alors, curieusement, des obstacles innombrables se dressent qui empêchent la volonté du peuple de s’exercer.

Quelques exemples au hasard.

  • Commençons par la Grèce, prise dans le piège mortel de l’euro. Un parti de gauche est élu, qui lance un referendum pour savoir si le pays doit rester dans l’euro. Une majorité écrasante se dégage pour que la sortie ait lieu. La banque centrale européenne ou BCE (qui n’est contrôlée démocratiquement par rien ni par personne) fait savoir que toutes les lignes de crédit et les banques grecques seront coupées instantanément si la sortie a lieu, le ministre des finances démissionne, le premier ministre se couche et la population Grecque est mise en esclavage pour sauver les banques allemandes ou françaises.
  • Passons à la France : En 2004, monsieur Giscard, le grand spécialiste des noms d’emprunts, concocte le texte d’une constitution européenne qui est solennellement signée à Rome par tous les Hommes de Davos représentant (?) 24 pays. Quand cette constitution est soumise au referendum en France et aux Pays Bas, patatras, les peuples la refusent. Aucune importance, monsieur Sarkozy, nouvellement élu, fait entériner un copié-collé du document deux ou trois ans après le rejet du referendum sous le nom de traité de Lisbonne en se servant de la procédure du Congrès à Versailles, et pour faire bonne mesure, le même Sarkozy rejoint le commandement unifié de l’Otan sans rien obtenir en échange, signant ainsi une double forfaiture.
  • Venons-en à l’Italie. Monsieur Berlusconi, premier ministre Italien en 2011 envisage de quitter l’Euro et commence à faire imprimer des billets en se servant des machines spécialisées qui étaient restées dans les caves de la banque centrale locale. Emoi dans le landerneau bruxellois et la rumeur court qu’à ce moment-là la Chancelière allemande et le Président Français de l’époque ont demandé la permission au Président américain de renverser le premier ministre Italien. Ce qui fut fait, et monsieur Berlusconi fut remplacé par un haut fonctionnaire Européen Mario Monti, une espèce de Kisling local, qui s’empressa de faire bruler tous les billets et de détruire les machines. Il faudra attendre 2018 pour que l’Italie se dote d’un gouvernement qui n’ait pas été nommé par Bruxelles.
  • Passons aux élections américaines. Un homme qui ne faisait pas partie des Oints du Seigneur à la surprise générale l’emporte aux élections. Immédiatement, un procureur spécial est nommé pour empêcher monsieur Trump de gouverner. Deux ans après, ce procureur spécial n’a rien trouvé et nous attendons toujours son rapport. Mais nous savons de source sure que et l’administration Obama, le clan Clinton et les chefs du FBI, de la CIA et du ministère de la Justice aux USA sont gravement compromis dans des manœuvres sordides pour essayer de délégitimiser celui que les américains ont choisi. Maintenant que nous avons un nouveau ministre de la Justice aux USA, on peut peut-être espérer que les dossiers vont enfin sortir (voir mes anciens articles sur le sujet).
  • Venons-en enfin au Brexit. Le peuple anglais décide de quitter les institutions européennes de façon fort démocratique au travers d’un referendum. Curieusement, les conservateurs au pouvoir et au Parlement (qui voulaient majoritairement rester en Europe), nomment un premier ministre qui était partisan elle aussi de rester en Europe. Et les difficultés commencèrent à s’accumuler presque immédiatement. Comme une majorité des députés aux communes sont officiellement partisans de rester en Europe, nous arrivons à une situation tout à fait britannique : le plan du premier ministre est inacceptable mais une sortie sans accord avec le reste de l’Europe est également inacceptable, alors même qu’il ne reste plus de temps pour négocier. Comprenne qui pourra…

Le lecteur assidu de romans policiers qui écrit ces lignes remarque qu’il y a là comme une « méthode » qui indique au fin limier qu’il est que le même groupe doit être à l’œuvre pour perpétuer tous ces crimes.

Je vais maintenant révéler aux lecteurs, que j’espère admiratifs, la méthode qui est utilisée à chaque fois pour empêcher le peuple d’arriver à ses fins quand une majorité cherche à revenir à la démocratie.

Une campagne électorale a lieu dans un pays ou dans un autre et le peuple commence à s’agiter sous l’influence mauvaise de ceux qu’il est de bon ton d’appeler populistes sans doute parce qu’ils aiment le peuple et sont aimés de lui.

Devant la gravité de la situation trois forces se lèvent immédiatement pour rappeler le peuple a son devoir.

La première force ce sont bien sur les media.

Leur premier travail est de susciter une sainte trouille chez le bourgeois en expliquant que le niveau de vie du pauvre bourgeois va baisser très fortement si on laisse faire les populistes. L’économie Britannique devait s’écrouler si les électeurs choisissaient de sortir de l’Europe et la bourse de New-York s’effondrer si monsieur Trump était élu. On a vu les résultats. Le taux d’emploi est à un plus haut historique en Grande-Bretagne et la bourse de NY est montée très fortement depuis l’élection du Donald. Leur deuxième obligation est de raconter des horreurs sur les leaders populistes qui émergent (racismes et antisémitisme font en général l’affaire), en partant du principe qu’il leur faudra vingt ans pour se laver d’une accusation fausse. (C’est ce qui vient d’arriver à Renaud Camus, accusé de racisme par un plumitif il y a vingt ans et blanchi aujourd’hui). Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose et une condamnation en diffamation ne coute pas chère et peut rapporter gros en termes de carrière.

 

La deuxième est représentée par les hommes de Davos et autres Oints du Seigneur sévissant dans les milieux politiques qui font savoir que toutes les grasses prébendes distribuées par la classe politique et qui permettent de vivre sans travailler risquent d’être transférées à quelqu’un d’autre si les populistes gagnent. Nous vivons dans un superbe capitalisme de connivence et il est nécessaire de convaincre tous ceux qui en bénéficient de voter comme il se doit, faute de quoi leurs rentes pourraient disparaitre. L’union sacrée de tous les profiteurs indus qui ont peur de perdre leurs rentes injustifiées se met en ordre sous le beau nom d’Union Républicaine par exemple, avec l’aide des médias bien sûr.

 

Et la troisième, aussi curieux que cela puisse paraitre, c’est la Justice qui se met à chercher fébrilement les casseroles des populistes en laissant avec soin de côté les marmites des Hommes de Davos ou autres Oints du Seigneur. Et tout ce que la Justice trouve ou cherche est immédiatement transféré aux médias pour permettre aux ODS de flinguer tranquillement les populistes en faisant état de la grande vertu de leur candidat à eux. Chacun aura reconnu ici le scenario du limogeage de Berlusconi, de la mise à mort de Fillon ou de la nomination du procureur spécial aux USA qui aurait dû débarrasser les ODS américains du Président Trump. Hélas, l’animal est résistant et est toujours là et c’est là l’un de leurs rares ratés. Ce qui explique pourquoi la plupart des journalistes ont la bave aux lèvres quand on leur parle de Trump. En fait, ils sont morts de peur.

Résumons.

Le peuple soutient quelque chose qui déplait fortement aux élites.

Une alliance sacrée se noue immédiatement entre les forces antipopulaires qui bénéficient massivement de l’organisation actuelle, et ce sont bien sur les media, la classe administrativo-politique et la Justice (ce que l’on appelait dans ma jeunesse les forces de la réaction) pour déconsidérer les leaders du mouvement d’opposition aux yeux des électeurs, freiner la mise en œuvre de ce pourquoi ils ont voté ou qu’ils soutiennent et si possible mettre en prison ou au pire en examen les participants au mouvement.

On voit fort bien la façon dont cette alliance sacrée s’est remise en place instantanément contre les gilets jaunes. Pas besoin d’instruction, tout le monde connait son texte…

Venons-en à la situation française actuelle, qui est de loin la plus inquiétante en Europe.

La campagne de la République en marche a été organisée en prenant exemple sur le mouvement 5 Stars en Italie et le coup de poker a marché. Le coup de génie de ceux qui ont porté monsieur Macron au pouvoir a en effet été de capitaliser sur ce désir d’être entendu d’une majorité de la population pour maintenir en place la structure de pouvoir mentionnée plus haut, un peu comme de Gaulle avec son « Je vous ai compris ».

Et donc, LREM occupe le terrain qui aurait dû être occupé par des forces représentant vraiment ceux que j’appelle les hommes des arbres, c’est dire les français qui veulent vivre en France. Or les pauvres ont voté en fait pour les hommes des bateaux, les partisans de la globalisation c’est-à-dire pour ceux qui les gouvernent depuis quarante ans.

Et du coup, les hommes des arbres se retrouvent sans personne pour les représenter politiquement alors qu’ils sont majoritaires en France et voila qui est extrêmement dangereux…

Et bien évidemment, le « coup de génie » qui a permis ce coup de bonneteau est en train de se retourner contre ceux qui ont organisé ce qu’il faut bien appeler la plus grande fraude électorale de l’histoire de la République.

Nous sommes de fait de plus en plus dans une situation où le pouvoir en place est perçu comme illégitime quand bien même il serait légal et sans qu’il existe une porte de sortie électorale pour que légitimité et légalité se fondent à nouveau en une seule réalité, ce qui devrait être le cas dans une démocratie.

Historiquement, cette rupture entre légalité et légitimité a toujours été une combinaison extraordinairement dangereuse.

En France aujourd’hui, le pouvoir est légal et utilise le monopole de la violence dont il dispose pour se maintenir. Mais cette violence est perçue comme illégitime par une part de plus en plus grande de la population, ce qui va amener une montée aux extrêmes à la Clausewitz, les plus radicaux des mouvements non entendus et non représentés, se tournant in fine vers le terrorisme. Logiquement, il faudrait voter à nouveau…ou autoriser le referendum d’initiative populaire. Mais les parvenus qui nous gouvernent ne songent pas au bien du peuple, mais cherchent simplement à l’enfumer.

Comme je ne cesse de le dire, et depuis bien longtemps, nous rentrons dans des temps dangereux, tout simplement parce que nous ne sommes plus ni en démocratie ni dans une économie de marché .

 

 


Le grand retour de la pensée magique.

La base de notre civilisation, c’est la discussion Socratique qui a un modus operandi assez simple.

  • D’abord on essaye de rassembler les faits et d’établir un diagnostic de la situation dont on veut discuter.
  • Ces faits établis (non sans mal), on passe à l’étape suivante qui est de les mettre dans un ordre approprié pour savoir ce qui est cause et ce qui est conséquence, et on s’engueule ànouveau
  • Mais à aucun moment on ne doit empêcher la partie adverse de présenter ses faits, ni de développer les conséquences qu’il en tire.
  • Car tout le monde sait que la Vérité est inatteignable, mais que l’on peut s’en rapprocher au travers d’une robuste discussion entre gens de bonne compagnie.
  • Et pour cela, il est de bon ton de ne pas faire entrer des notions de morale, de bien ou de mal dans la discussion dans la mesure ou cette introduction n’est en général qu’une excuse pour cesser de discuter : on ne discute pas avec un salaud … et pourquoi ? c’est surtout avec eux qu’il faut discuter car plus leurs théories débiles sont exposées au grand jour, plus elles se démonétisent.

Pendant toute ma jeunesse, tant que le Marxisme restait « l’horizon indépassable de la pensée humaine », comme le disait Sartre, personne ne voulait discuter avec moi parce que j’étais un ignare qui ne comprenait rien au déroulement inéluctable de l’Histoire.

Du coup, je me suis mis à discuter avec les marchés financiers et ça m’a plutôt réussi tant ils n’ont pas d’états d’âme. Ils montent, ou ils baissent et ce n’est ni bien ni mal. C’est….

A moi de comprendre pourquoi

Quand le mur de Berlin est tombé, je me suis dit : ‘ « chouette, on va pouvoir discuter à nouveau »

Quelle erreur !

Mes anciens adversaires (adeptes du socialisme scientifique) ont mis au placard leurs blouses blanches de soi-disant scientifiques), pour endosser des robes de grands-prêtres et dire non pas la Vérité, mais le bien et le mal.

Et surprise, surprise, ils ne veulent toujours pas discuter avec moi et cette fois ci la raison est différente : les faits (la matière première de la discussion) n’existent pas, il n’existe que des sensations et la science n’est qu’une série d’artifices introduits par l’homme blanc pour empêcher les préférences des autres (non blancs, femmes) de voir le jour car il n’existe que des préjugés personnels. Ce qui nous ramène à deux mille ans en arrière.

Voilà une façon de penser tout à fait imbécile, car si ni les faits ni la science n’existent, alors on ne voit pas très bien pourquoi l’on devrait discuter. Des gouts et des couleurs, on ne discute pas, disait la sagesse populaire.

Et c’est dans le fond ce qu’ils veulent : empêcher la liberté de penser individuelle pour revenir à la prééminence de la tribu : est VRAI ce que croit le plus grand nombre, ce qui revient à dire que ce mouvement a une caractéristique essentielle : il est dans son essence opposé au Christianisme et au Judaïsme qui tous deux ont comme objectif premier de comprendre la Création.

Et voilà qui explique le grand retour de l’antisémitisme.

Prenons la distinction homme femme qui amène à des débats sans fin sur comment assurer la justice entre les deux, et bâtir une société où la liberté règne dans les choix que chacun ou chacune est amené à faire librement.

Cela n’a plus aucun intérêt me dit-on, puisque le fait d’être un homme ou une femme n’a rien à voir avec la biologie et tout à voir avec la psychologie.

Est homme l’individu qui se sent homme, est femme la personne qui se veut femme…

Et du coup, il ne peut plus y avoir de discussion tant il ne peut y avoir d’accord sur les faits.

Un exemple

Tout ceux qui se sont intéressés au Tennis à un moment ou un autre, ont en tête quelques joueurs mythiques du style McEnroe ou Federer. Et quand l’on parle du tennis féminin, l’un des noms qui vient à l’esprit est celui de Martina Navratilova, la joueuse qui doit avoir le record des victoires à Wimbledon.

Martina, qui fit très tôt son « coming out » d’homo sexuelle féminine, s’est consacrée à promouvoir l’égalité des hommes et des femmes dans les compétitions en ce qui concerne les prix, les heures de diffusion, la publicité etc… et c’était très bien.

Mais la pauvre vient de se faire rattraper par la patrouille et a dû démissionner de nombre de sociétés d’entre-aide qu’elle avait créé pour anti féminisme ce qui est pour le moins curieux.

Voici l’histoire.

Dans certaines universités américaines sévit une théorie selon laquelle le sexe ne serait pas une notion biologique mais culturelle.

Cette théorie n’a AUCUNE valeur scientifique, mais voilà qui n’émeut guère des esprits religieux pour lesquels la Science est une création de l’homme blanc et n’a pas de valeur intrinsèque.

En quelque sorte, on ne nait pas homme ou femme, on le devient, et c’est la pression sociale qui vous force à choisir.

Et donc un nouveau phénomène est en train de naitre et se développe de façon foudroyante aux USA : toute une série de garçons gentiment doués pour le sport mais sans plus, découvrent que dans le fond ils sont des femmes et exigent de concourir dans les compétitions, non plus avec d’autres garçons, mais avec des vraies filles (Je ne sais pas si j’ai le droit d’écrire cela. Je vais probablement encore une fois être traité de tous les noms d’oiseaux par la police de la pensée, mais je ne sais pas comment qualifier les femmes qui se sont toujours reconnues femmes et qui peuvent porter des enfants…).

Et la pauvre Martina qui s’est élevée avec force contre ce qu’elle considère être de la tricherie s’est du coup fait virer de toutes les organisations qu’elle avait porté sur les fonts baptismaux pour insensibilité crasse et anti féminisme, tout simplement parce qu’elle est contre la présence d’hommes déguisés en femmes dans les compétitions sportives…

Donc être antiféministe aujourd’hui c’est soutenir que les hommes et les femmes sont biologiquement différents, c’est-à-dire défendre une vérité scientifique. Les seules vraies femmes seraient des hommes…

Et l’on ne peut pas avoir une discussion socratique avec quelqu’un qui refuse la preuve par la science dans le débat et qui vous dit que vous êtes un salaud parce que vous n’avez aucune considération pour les hommes qui auraient aimé être femmes, ce qui n’est pas le sujet.

Et Marina n’arrange pas son cas en disant que la meilleure des femmes, en tennis, se ferait battre à plate couture par le centième homme…car c’est vrai.

Et ici, je peux raconter une petite histoire personnelle.  Dans ma jeunesse, j’étais un joueur de tennis décent « classé a 0 pour ceux à qui cela dit quelque chose ».

A Toulouse l’un de mes partenaires avait épousé la numéro un Suisse de l’époque qui était quelque chose comme dixième mondiale et je m’entrainais de temps en temps avec elle.

Elle jouait beaucoup mieux que moi, mais je la battais en général 6/3 6/3 simplement parce que j’étais plus rapide et plus costaud, tout en étant moins doué.

Et donc, dans le monde d’aujourd’hui et aux USA en tout cas, tout ce que j’aurais à faire si j’avais cinquante ans de moins, serait de déclarer que dans le fonds j’avais toujours voulu être une femme, et hop, en route pour les tournois du grand schlem.

A la place d’aller batailler contre un pyrénéen velu et infatigable devant un maigre public au tournoi de Bagnères de Bigorre ou de Bayonne, ce qui était mon lot à la fin de chaque semaine (pour la petite histoire, les pires sont les basques qui ont joué à la pelote… Jamais vu des gars courir autant), je voyagerai en première de capitale en capitale, ma seule inquiétude étant de ne pas tomber contre un des pyrénéens velus mentionnés plus haut qui lui aussi aurait découvert son côté féminin. .

Et cette épidémie se répand à toute allure.

Par exemple : Vous êtes un homme et vous venez d’être condamné à vingt ans de prison, ce qui risque d’être délicat si vous êtes plutôt mignon.

Qu’à cela ne tienne.

Vous déclarez au juge que vous vous êtes toujours senti une femme et que votre droit constitutionnel est d’être enfermé dans une prison pour femme, où la vie sera sans doute beaucoup plus douce que dans une prison pour homme, surtout si vous avez un joli minois.

Et donc, dans le monde moderne dans lequel nous entrons, le sexe n’est en rien une réalité biologique mais un acte volontaire, vous êtes une femme ou un homme parce que vous avez décidé de l’être.

Et les femmes ‘’ normales « dans tout ça ?

Eh bien, elles se font ratatiner dans toutes les courses d’athlétisme, dans les tournois de lutte gréco romaine, de tennis, de basket par des hommes biologiques mais qui se « sentent » femmes … Et c’est réellement en train de se passer aux USA.

Un léger problème cependant se dessine à l’horizon : aux Jeux Olympiques et aux championnats mondiaux de la plupart des sports, il est d’usage de faire passer des tests biologiques à toutes les concurrentes pour savoir si certaines d’entre elles ne seraient pas des hommes.

Si c’est le cas, les athlètes en question sont éliminés(e)s ?

Oui, mais si les JO ont lieu aux USA, on peut s’attendre à de multiples procès sans fin, les règlements olympiques étant non conformes aux nouvelles lois américaines.

La suite logique de cette imbécillité est que les tournois féminins vont disparaitre et que l’on se retrouvera avec des tournois ou tout le monde peut concourir sans distinction de sexe.

Et donc le sport féminin disparaitra…  

Et je reste stupéfait, en me demandant : mais où sont les féministes ?

La situation est bien pire qu’à la grande époque du Marxisme qui au moins se voulait scientifique … Là, rien de tel, vous êtes ce que croyez être.

Et donc, je ne me bats plus contre une erreur, telle que le Marxisme mais contre la bêtise au front de taureau ancrée dans une pensée magique.

Et je ne peux m’empêcher de penser que les asiles de fous sont plein de gens qui se prennent pour Napoléon et que ce n’est pas pour ça qu’on va les consacrer Empereur à Notre-Dame…

Et tout cela est organisé par ceux-là même qui en 1968 hurlaient dans les rues qu’il était interdit d’interdire et que sous les pavés, il y avait la plage.

Et maintenant, les mêmes organisent Paris plage et forcent au silence ceux qui ne pensent pas comme eux ou plutôt qui pensent par eux-mêmes. Aujourd’hui, ouvrir une discussion sur un sujet qui n’a pas été accepté par le camp du bien, c’est vous retrouver dans le camp du mal puisque leur pensée est uniquement morale, c’est-à-dire de nature religieuse. Ils font partie d’une Église et entendent imposer leur catéchisme, faute de quoi je serai brulé.

  • Vous voulez parler de l’Islam, vous êtes un salaud et un raciste
  • Vous voulez parler des lois mémorielles : vous êtes un salaud et un raciste
  • Vous voulez parler de la PPA, vous êtes un salaud et un raciste
  • Vous voulez parler de l’immigration, vous êtes un salaud et un raciste.
  • Quoi que vous introduisiez comme sujet, vous êtes un salaud et un raciste.

La réalité est donc que notre monde est tombé sous la coupe d’une secte de nature religieuse, haineuse, intolérante et surtout sans culture ni intelligence ni humour. Et les sectes n’ont jamais brillé par leur capacité à se remettre en cause.

Ce qui m’amène à la question essentielle : Comment allons-nous nous libérer de l’emprise de la bêtise sur nos vies ?

La réponse est simple :  En récupérant notre liberté de parole et en passant par les media que nos ennemis ne contrôlent pas ou pas encore, à condition que ces salopards ne les ferment pas et continuent de nous permettre de voter, ce qui est loin d ‘être gagné.

Une autre solution serait de ré ouvrir des abbayes bénédictines comme à l’époque où la nuit de l’esprit s’étendait sur l’Europe et de s’enterrer pour quelques siècles.

Les dix ans qui viennent nous dirons quelle solution sera la bonne.

Mais me retirer dans une abbaye me sourit peu…Tant qu’à faire d’être moine, je préfère être moine soldat et mourir l’épée à la main.

 

 


Retour en terre de connaissance, l’Euro un transfert de richesse du Sud vers le Nord

Le lecteur averti aura peut-être vu passer dans son journal une information stupéfiante : d’après un Institut économique Allemand, en vingt ans, la mise en place de l’euro aurait couté à chaque français environ 55.000 Euros et à chaque Italien plus de 70 000 Euros, soit un débours par mois de 230 Euros pour le français et de 300 Euros pour l’Italien mais aurait rapporté plus de 20.000 Euros à chaque allemand.

 

Et bien sûr, ce qui est stupéfiant n’est pas le chiffre mais le fait qu’une telle information soit publiée. Malheureusement, il apparait que ce calcul a été fait en utilisant des méthodes économétriques un peu farfelues que je ne veux pas décrire ici tant elles me rappellent de mauvais souvenirs : on met dans l’ordinateur des données qui n’ont rien avoir avec la réalité, on fait tourner et on sort des résultats précis et qui ne veulent rien dire.

 

Mais, en revanche, l’idée est intéressante : comme « un repas gratuit, ça n’existe pas » (Milton Friedman) », il me parait judicieux d’essayer de mesurer ce que l’arrivée de l’Euro a couté à la France et à l’Italie et combien elle a rapporté aux pays du Nord de l’Europe.

 

Voici comment je vais procéder.

L’OCDE me fournit une statistique tous les trimestres qui représente pour chaque pays dans le monde le PIB par tête et ce depuis 1960.

La difficulté est que l’Allemagne s’est réunifiée au début des années 90, ce qui interdit toute continuité dans les statistiques.

Et donc, je remplace l’Allemagne par les Pays-Bas dans la mesure où les Bataves sont des Allemands qui se prennent pour des Anglais, comme le dit toujours l’un de mes amis Néerlandais.

Ce PIB par tête avait une tendance structurelle à la hausse très stable de 1960 a 2000.

 

Si j’admets que le passage de taux de changes flottants aux taux de changes fixes en 2000 a été un élément nouveau, je peux calculer la tendance à la hausse de ce PIB par habitant pour chaque pays (droite des moindres carrés pour les spécialistes) de 1960 à 2000…

 

En prolongeant cette droite jusqu’à 2019, j’ai une assez bonne idée de là où les PIB par tête auraient dû être (pointillés) par rapport à là où ils sont (ligne pleine).

Par exemple, pour la France, le Pib par tête devrait être de 37.742 euros et il est effectivement de 33.531 euros.

Je vois aussi les dates ou le PIB par tête a commencé à s’écarter de sa tendance historique, soit à la hausse en 1998 pour les Pays-Bas, soit à la baisse en 2003 pour l’Italie et en 2007 pour la France.

 

Commençons par une remarque simple : les taux de croissance structurels étaient exactement les mêmes entre les 3 pays de 1960 à 2000 (les 3 lignes pointillées sont exactement parallèles.) Mais cette parfaite convergence se brise à partir de l’an 2000.

Les concepteurs de l’euro ont donc brisé quelque chose qui marchait très bien pour le remplacer par quelque chose qui ne marche pas du tout.

Et l’on voit apparaitre la conséquence de ce changement en regardant le premier graphique :  A la fin de 2018, le PIB par habitant Batave est d’environ 1100 Euros par habitant supérieur à ce qu’il aurait dû être, le PIB français est d’un peu plus de 4000 euros inferieur à ce qu’il aurait dû être tandis que le PIB Italien lui est inférieur à sa tendance de plus de 9000 Euros.

 

Et le gain ou la perte totale par habitant depuis l’arrivée de l’euro c’est simplement surface entre la ligne pointillée et la ligne pleine depuis l’an 2000, qui se montent à peu près + 20.000 e pour les Pays Bas, -55000 euros pour la France et- 75000 euros pour l’Italie.

 

Il est amusant de constater que les chiffres sont similaires aux chiffres de l’étude allemande, alors même que la méthode de calcul est complètement différente.

En fait, ces chiffres confirment donc parfaitement ce que j’annonçais comme inéluctable dans mon premier livre « des Lions menés par des ânes » paru en 2003. Apparemment, les allemands et les hollandais ont donc été les grands gagnants de l’euro, ce qui ne surprendra que ceux qui n’ont lu ni mon livre, ni les dizaines d’article que j’ai consacré à ce destructeur d’Europe que fût et que reste la monnaie commune.

Et bien entendu, RIEN n’est réglé, bien au contraire.

A la prochaine récession européenne, les dégâts vont  être beaucoup plus sévères pour les sociétés françaises ou italiennes que pour les sociétés hollandaises ou allemandes  et pour une simple raison : comme les sociétés françaises ou Italiennes ont été beaucoup moins rentables que les sociétés allemandes depuis deux décennies (à cause de l’euro), elles ont donc beaucoup moins de réserves en fonds propres et sauteront beaucoup plus vite à la prochaine récession, qui d’ailleurs a peut-être déjà commencé.

Voila qui explique pourquoi d’horribles populistes sont au pouvoir en Italie et pourquoi la classe dirigeante française encore au pouvoir chez nous (mais pour combien de temps… ?) se terre dans les palais nationaux sous la protection de sa maréchaussée, en espérant que le jaune va cesser d’être à la mode cet été pour qu’ils puissent aller retrouver leurs copains de Davos à Saint-Tropez et dire du mal des pauvres, ce qui reste leur sport favori.

Et donc l’euro a été un désastre pour l’Europe du Sud et il est assez aisé dans le fond de MESURER la perte sèche enregistrée par l’Italie ou la France.

Mais le plus extraordinaire a été que, comme ces deux économies ralentissaient fortement (à cause de l’euro), les rentrées fiscales baissaient et du coup Bruxelles exigeait que ces deux pays augmentent leurs impôts, ce qui faisait plonger encore plus leurs économies, et ainsi de suite.

Seuls des Inspecteurs des Finances Français ont pu créer un système aussi idiot.

Mais je voudrais attirer l’attention du lecteur sur un deuxième point, qui est le temps qu’il a fallu pour que tout un chacun se rende compte des dégâts que l’euro occasionnait et pour cela je vais utiliser trois indices boursiers.

  • Le premier représente les pays européens ne faisant pas partie de la zone euro, tels la Grande-Bretagne, la Suède, la Norvège, la Suisse, la Pologne etc…
  • Le deuxième couvre les valeurs cotées dans n’importe quel pays de la zone euro à l’exception de l’Allemagne.
  • Et le troisième représente l’évolution du cours des banques européennes.

L’idée est simple : Si mon analyse est correcte les sociétés opérant dans un pays en Europe mais pas dans la zone euro devraient avoir une rentabilité supérieure à celles opérant dans la zone euro, si j’exclue l’Allemagne qui a été le grand bénéficiaire de la zone euro. Et du coup, leurs performances boursières devraient être meilleures que celles opérant dans la zone euro.

Et les valeurs bancaires, comme a l’habitude me serviront de canaris dans la mine puisque leurs cours plongeront BIEN AVANT que le public ne se rende compte qu’il y a un loup.

Vérifions.

 

De 2000 à 2007, calme plat.  Les banques commencent à se casser la figure dès le début de 2008, bien avant le déclenchement de la crise aux USA. Premier mauvais signe…

Arrive la grande crise de 2008-2009. Les valeurs bancaires baissent beaucoup plus que le reste.  Deuxième mauvais signe.

De 2010 à 2012, les banques européennes s’effondrent à nouveau… Arrivent les crise Grecque, Espagnole et Italienne et la zone euro sous performe massivement l’Europe ex Euro.

La réalité apparait alors : l’euro est un désastre. Alerte à bord, tous aux canots de sauvetage.

J’ai cru alors que nous allions être débarrassés du monstre. Que nenni ! Les eurocrates en 2012 avec monsieur Draghi aux commandes doublent la mise, violent tous les traités et décident de sacrifier le Sud plutôt que de reconnaitre qu’ils avaient eu tort, de demander pardon et de disparaitre.

Bien sûr, ils échouent et les banques, depuis le début de 2018, se cassent à nouveau la figure tandis que la zone euro sous-performe à nouveau l’Europe ex Euro… Car depuis 2012, la situation s’est encore fortement détériorée… l’Allemagne  

elle-même semble plonger.

Si l’indice des banques passe en dessous de 25, alors là il faudra aller tous aux abris

Et donc, 7 ans après la grande crise, nous avons toujours un système monétaire complétement dysfonctionnel, aucune solution n’est en vue et tout va continuer à se dégrader, jusqu’à ce que nous ayons une crise abominable et tout cela parce que le parti de l’étranger a une fois de plus décidé de trahir…

J’enrage.

 

 

 

 


“Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde.” (Albert Camus)

Chers amis lecteurs de l’IDL

Le gouvernement a entrepris de lancer une grande campagne contre l’antisémitisme, à laquelle l’IDL, fidèle à ses valeurs, a décidé de se joindre.  Mais le sujet est trop important pour laisser place aux approximations dont cette campagne semble etre affligée.

Pour ce faire, nous avons décidé de republier un texte paru sur notre site le lundi 11 Janvier 2015, juste après les attentats mortels contre la rédaction de Charlie-Hebdo et l’Hyper-casher.

Dans le premier attentat, je perdis mon ami Bernard Maris avec qui j’avais fait toutes mes études à Toulouse. et j’avais fait part de ma douleur sur le site à l’époque en rappelant que nous avions crée ensemble l’équipe de rugby des Sciences-Eco qui avait défiée l’équipe des juristes et pris une solide raclée.

Bernard, qui jouait trois-quart centre alors que je jouais troisième ligne était l’un des rares gars que j’ai connu dans ma brève carrière de rugbyman  qui était capable de faire une passe sur un pas des deux cotes, ce qui me laissait éperdu d’admiration.

Sur l’économie, nous étions rarement d’accord, mais cela n’avait aucune importance.

Vous voudrez bien retrouver ci-dessous ce texte auquel je n’ai pas changé une virgule .

Si vous le pouvez, et compte tenu des temps troubles dans lesquels nous vivons, diffusez-le largement .

En tant que Catholique, je tiens a rappeler que d’après Jean-Paul II, l’antisémitisme est le pire des pêchés puisque c’est un pêché contre l’Esprit.

Islam et Nation Française : Sortir de l’émotion pour revenir à la raison

 « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »

Renan, Conférence à la Sorbonne Mars 1883.

De cette volonté de vivre ensemble procède l’émergence d’une Institution qui aura le monopole de la violence légitime et cette institution s’appelle l’Etat. L’Etat est donc le seul à pouvoir exercer de façon légale une action entrainant l’usage de la force, sauf bien entendu, en cas de légitime défense.

Dans l’Histoire, il y a eu de nombreux cas où cette volonté de vivre ensemble a disparu, une partie de la population voulant se constituer en Nation en se séparant de la Nation originale et, bien souvent, cette  volonté a entrainé une guerre civile ou une guerre de « Libération Nationale ».Alternativement, on a vu aussi un Etat légitime être capturé de façon violente, le pouvoir étatique étant ensuite exercé par la force contre une population qui voulait toujours vivre ensemble, mais pas avec cet Etat là.

Enfin, il est arrivé qu’une partie de la population refuse le « legs de souvenir » et n’accepte pas les principes fondamentaux qui permettent le vouloir vivre ensemble introduisant ainsi une situation de guerre civile larvée. Ce qui s’est passé cette semaine à Paris entre à l’évidence dans ce troisième cas.

Et ici, je ferai une première distinction entre les tueurs de Charlie Hebdo et le tueur de la supérette Casher.

Les tueurs de Charlie Hebdo opéraient en fonction de principes venant d’une autre civilisation. Ces principes sont en totale opposition à ceux qui sous-tendent notre volonté de vivre ensemble, mais ils ne sont pas incompréhensibles. J’y reviendrai.

La situation est totalement différente pour la seconde série de meurtres. Le tueur de la supérette a massacré des gens sans défense parce qu’ils étaient juifs et uniquement parce qu’ils étaient juifs.

Pour moi, cette seconde série de crimes est bien pire moralement que la première.

Quelque part, les gens de Charlie Hebdo avaient pris un risque, ils le savaient, ils sont morts au champ d’honneur comme l’a dit la compagne de Wolinski. Ils sont morts pour leurs idées. Rien de plus beau. Honneur à eux. La deuxième série de victimes a été exécutée froidement simplement parce qu’ils étaient juifs. Quelque part, je suis stupéfait que l’émotion semble se porter beaucoup plus sur les premières victimes que sur les secondes. Et j’ai du mal à comprendre. Pour moi, l’horreur de la seconde série d’exécutions rejoint le massacre dans l’école à Toulouse et j’ai honte. La première série de meurtres m’inspire de la colère, la deuxième de la honte et j’ai envie de demander pardon à tous les juifs de France.

Mais revenons à la première série d’assassinats.

« Le riche legs de souvenirs partagés en commun » auquel fait allusion Renan inclut un certain nombre de principes fondamentaux parmi lesquels la Laïcité et la Liberté d’expression. Sur cela, tout le monde est d’accord. Mais je voudrais faire une première remarque : personne n’a jamais remis en cause la liberté de publier ce qu’ils voulaient aux journalistes ou caricaturistes de Charlie Hebdo. Il y a quelques années, un certain nombre d’institutions censées représenter les Musulmans de France avaient porté plainte contre ce journal pour avoir publié des caricatures de Mahomet et avaient été déboutées. La protection physique de ces journalistes n’a pas été assurée, mais leur liberté d’expression a toujours été totale.

Le cas Charlie Hebdo est donc complètement différent des meurtres de la supérette.

Les journalistes ont été assassinés, non pas au hasard en fonction de leur appartenance ethnique mais en application d’une autre Loi, celle-là, de nature religieuse.

Dans le Coran, il semble bien en effet que le Prophète intime aux croyants l’ordre de tuer tous ceux qui diraient du mal ou se moqueraient de Dieu, du Livre sacré ou du Prophète.

En termes simples, ces assassinats seraient donc parfaitement en accord avec l’enseignement du Prophète.  En tout cas, c’est bien ce que croyait les assassins puisqu’ils ont dit en sortant des locaux de Charlie Hebdo : « Nous avons vengé le Prophète ».

Et les condamnations venant du monde musulman sont plutôt embarrassées sur ce point. Après tout, les tueurs n’auraient rien fait d’autre que suivre la volonté de leur Prophète. Nous sommes donc bien en face d’un cas totalement différent.

Les tueurs ne partageaient en rien le legs constitutif de l’âme française mais partageaient un autre legs, ou du moins le croyaient ils, celui constitutif de l’âme musulmane.

Si tel est le cas, il parait normal de se poser un certain nombre de questions.

La première, et la plus importante est simple : l’Islam est-il compatible avec nos valeurs démocratiques ?  Poser cette question serait être raciste. Voilà une contre vérité considérable. Une religion n’est pas de l’ordre de la nature, mais de l’ordre de la pensée. J’ai donc parfaitement le droit de penser que la religion musulmane n’est pas soluble dans une démocratie et de clamer haut et fort que je refuse les valeurs que cette religion véhicule. Si tel est le cas, être « islamophobe » n’est pas un crime, mais un devoir pour tout individu attaché aux Lumières.

M’interdire de le penser ou de le dire serait une considérable atteinte à ma Liberté de penser et de m’exprimer.  C’est en tout cas ce que pensait Ellul, l’un des grands penseurs du siècle dernier pour qui Démocratie et Religion Musulmane étaient simplement incompatibles. Être contre le fascisme, le nazisme ou le communisme n’a rien à voir avec le racisme et tout à voir avec des idées inacceptables pour un partisan des Lumières. Il en est de même pour ceux qui sont accusés d’Islamophobie. Chacun a le droit d’être islamophobe comme chacun a le droit d’être contre le fascisme, le communisme ou la théocratie tant que son opposition s’exerce de façon légale.

C’est une question à laquelle nous ne pouvons pas répondre en Occident et à laquelle seuls les musulmans peuvent répondre.

Peuvent -ils changer une ligne du Coran ou en changer l’interprétation ?  Voilà qui parait difficile. L’ancien et le nouveau testament ont été écrits par des hommes, inspirés ou non par Dieu. Des hommes peuvent se tromper et donc il est possible d’interpréter différemment à différentes époques le même texte.

Le Coran a été écrit par Mahomet sous la dictée de Dieu, par l’intermédiaire d’un archange, et il est supposé être incréé et éternel.

Voilà qui rend tout changement, toute altération difficile, voire impossible.

De plus, et toujours d’après le Coran, si un Musulman est dans un pays non gouverné par la sharia, il doit soit essayer de changer le gouvernement pour qu’il applique la sharia, soit quitter le pays.  Les assassins auraient pu quitter la France, nul ne les en empêchait. Ils ont choisi de tuer et c’est là que l’on retrouve leur responsabilité individuelle.

Ces hommes, ces femmes, ont été élevés dans les écoles de la République.

Où ont-ils appris ces notions et qui leur a appris à haïr notre façon de penser, voilà qui devrait intéresser les autorités. Il faut, et de toute urgence comprendre comment ces idées se sont diffusées et empêcher leur propagation. Comme les idées religieuses se diffusent en général dans les lieux de culte, tous les prêches dans les mosquées devraient avoir lieu en Français et uniquement en Français. Ce serait une mesure facile à mettre en application.

En fait, le peuple Français n’a aucun problème avec les Musulmans dans la mesure où ils respectent les lois républicaines. Par contre, il semble bien qu’une partie des Musulmans en Grande Bretagne, en France, en Allemagne aient des difficultés avec nos principes laïcs excluant la religion du domaine public et qu’ils veulent changer cet état de choses.

Je comprends que certains pensent cela.

Après tout, nous avons bien encore chez nous des partisans de la Royauté ou des admirateurs de Staline ou des Marxistes impénitents. Chacun a le droit d’être idiot. C’est un principe républicain fondamental.

Mais nul n’a le droit d’utiliser la violence, sauf l’Etat.

Qu’ils forment des partis, qu’ils se présentent aux élections et qu’ils proposent comme programme de changer les principes constitutifs de nos sociétés, voilà qui serait acceptable.

Essayer de nous faire changer par la terreur n’est simplement pas envisageable.

Si ce drame fait prendre conscience à la majorité Musulmane, chez nous ou ailleurs, qu’ils ont un problème, alors on peut -être espérer qu’il n’aura pas été inutile.

Si en plus il permet au reste de la population de discuter calmement de la meilleure façon de traiter ce qui est à l’évidence un problème, alors nous aurons vraiment progressé.

 

 

Charles Gave

Le 11 Janvier 2015