https://www.institutdeslibertes.org/auteur/romainm/

Ils sont là! Réédition des livres de Charles Gave

Le moins que l’on puisse dire c’est que les ouvrages de Charles Gave ont la côte! Je ne parle pas seulement de sa dernière publication, “Sire, surtout ne faîtes rien!”,  mais aussi de tous ses précédents opus qui s’arrachent sur le marché de l’occasion. Un exemplaire de “Des lions menés par des ânes” a même atteint la somme de 185 euros! Inutile de dire que la pénurie est une situation qui nous est intolérable. Il nous fallait agir.


Nous avons donc réédité tous les ouvrages suivants, au prix unitaire d’environ 12 euros:

  • Des lions menés par des ânes
  • Un libéral nommé Jésus
  • Libéral mais non coupable
  • C’est une révolte? Non, Sire, c’est une révolution
  • L’Etat est mort! Vive l’état (ce dernier sera disponible dans quelques semaines).

Vous pouvez dès aujourd’hui les commander en format papier en suivant le lien suivant: http://institutdeslibertes.org/livres/

Pour des raisons de logistique et de moyens humains, nous avons utilisé une plateforme d’impression à la demande. Par conséquent, en fonction de la formule de frais de port choisie, la livraison peut prendre d’une à six semaines (le délai annoncé est cependant souvent surestimé). La plateforme est malheureusement en anglais donc si certains d’entre vous rencontrent des difficultés n’hésitez pas à nous contacter.

Nous proposerons d’ici peu les ouvrages sur Amazon et en format ePUB pour les détenteurs de Kindle et autres liseuses.

Pour conclure, veuillez noter que Charles Gave a cédé tous ses droits d’auteur à l’Institut des Libertés. Chaque vente est donc un petit coup de pouce grandement apprécié.  Un parfait présent pour cette fin d’année !
Note: Les membres donateurs peuvent bénéficier d’une réduction de 25%. Pour recevoir votre code de réduction veuillez nous contacter.
livres


Nouvel Outil Graphique de l’IDL

Tout citoyen souhaitant s’informer fait toujours face à trois grandes difficultés:

  • Des intervenants qui s’écharpent sur des chiffres tout en affirmant tout et son contraire
  • Une dépendence vis-à-vis des médias qui ne publient qu’une partie des statistiques disponibles
  • La difficulté de recueillir et d’explorer soi-même les données pertinentes

Pour permettre davantage d’interactivté, de débat et de transparence, l’Institut des Libertés a donc créé un outil graphique, qui permet à tous d’explorer de nombreuses données (démographiques, économiques, financières, etc.), de les transformer et de sauvegarder des graphique avec facilité. Tous les mois, nous recueillons les données publiques publiées par divers organismes (EUROSTAT, OCDE, Banque Mondiale, FMI, sites d’information etc.) et les aggrégeons afin d’obtenir une base de données facilement exploitable. Nous ajouterons davantage de données au fil du temps.

Voici un bref tutoriel pour l’utiliser:

  1. Rendez-vous ici: http://institutdeslibertes.org/outil_graphique/
  2. Après quelques secondes de chargement l’outil apparaîtra:
    tutoriel.001
  3. Pour afficher une variable vous pouvez soit explorer les catégories sur la gauche ou utiliser la barre de recherche. Disons que je souhaite comparer les indices boursiers allemands et français.
    Je vais soit taper “Indice” ou “Bourse” dans la barre de recherche soit utiliser les catégories suivantes: Marchés/Actions:
    tutoriel.002
  4. Je sélectionne maintenant la France et l’Allemagne en cliquant sur les boîtes correspondantes.tutoriel.003
  5. Pour comparer une évolution, il est toujours préférable d’avoir un même point de départ. Pour cela il est possible de mettre les deux séries en base 100 en cliquant sur l’option correspondante. Pour modifier la date à laquelle je veux mettre les deux séries en base 100, je vais tout simplement glisser la petite boîte noire qui contient la date sur l’axe.
    tutoriel.004
  6. Maintenant modifions un peu l’échelle du temps. Je souhaite observer l’évolution depuis la création de l’euro. Je vais donc étendre et/ou translater la barre sous le graphique pour que la période sélectionnée s’affiche. En mettant en base 100 en 2000, on observe très bien la divergence depuis quelques années entre la France et l’Allemagne.tutoriel.005
  7. En plus de mettre en base 100, on peut également afficher le taux annuel de variation d’une série. Voici un exemple avec la population française.
    tutoriel.006
  8. Essayons désormais de comparer la relation qui lie deux variables différentes: par exemple le taux directeur de la banque centrale et le taux souverain à 10 ans. Je cherche puis sélectionne le taux directeur de la France (qui est aujourd’hui celui de la BCE).
    En cliquant sur la petite pastille de couleur à côté de chaque pays je peux changer la couleur de la courbe. Ceci permet une meilleur visibilité lorsqu’il y a plusieurs variables.
    tutoriel.007
  9. En haut du sélecteur de variable on peut observer “Variable 1” ou “Variable 2”. Par défaut l’outil est sur “Variable 1”. Étant donné que le taux souverain est une variable différente, il faut cliquer sur “Variable 2” puis chercher et sélectionner la variable souhaitée. La relation parait évidente.
    tutoriel.009
  10. Vous pouvez désormais donner un titre et enregistrer votre graphique en tant qu’image en cliquant sur le bouton en haut à droite. Voici par exemple le fichier sauvegardé suite à ce tutoriel.
    tutoriel.010Si vous avez des questions ou des recommandations n’hésitez pas à me contacter.


Malheureusement je ne crois plus au Brexit

“Si le vote changeait quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit”.
Coluche

Quel fabuleux épitaphe cela ferait sur le tombeau de l’Union Européenne.
En regardant les visages livides des dirigeants et parlementaires européens le lendemain du vote, d’aucuns auraient pu croire que sa fin était effectivement proche. Pour cela je serai toujours infiniment reconnaissant envers le peuple britannique qui, disposant encore d’un pouce de souveraineté, a envoyé un message on ne peut plus clair à l’attention de la tour de Babel qui se dresse à l’est de Bruxelles.

Mais j’ai comme un doute.

Si je partage l’enthousiasme manifesté sur ce site et savoure l’écume politique à laquelle nous assistons, j’ai toujours été sceptique quant à la concrétisation du Brexit en cas de victoire du “Leave”. Je le suis d’autant plus depuis une semaine, et ce pour trois raisons.

La première est que l’expérience récente concernant ce genre de consultation n’est guère encourageante, particulièrement lorsque l’on commence à s’intéresser sérieusement à la politique lors du referendum sur la Constitution Européenne de 2005 (j’avais à l’époque 15 ans). Alors que mon imaginaire de collégien se souvenait du cours d’Histoire sur le départ de De Gaulle en 1969, l’Union Européenne et ses partisans m’ont appris que le sens de l’honneur n’était plus d’époque et que l’avis du “peuple” n’avait de valeur que lorsqu’il était sans conséquences.  Leçon qui fut d’ailleurs confirmée par la suite avec les deux referendums irlandais (qui auraient pu être trois ou quatre si cela avait été nécessaire), le cas de la Grèce ou encore le “non” de la Hollande il y a quelques semaines concernant l’accord d’association avec l’Ukraine dont la commission a déclaré “prendre note”.
Bien que méprisés, aucun des peuples précédemment cités ne s’est soulevé ou n’a manifesté afin que sa voix soit respectée et que l’Union Européenne arrête sa dérive vers une Union Soviétique en déficit de testostérone. Pourquoi cela serait-il différent cette fois-ci ? La question posée était certes plus claire, mais la réponse demeure non-contraignante juridiquement.
Après avoir sans vergogne fait avancer leur “projet” par le mensonge ou le déni démocratique, je vois mal tous les partisans de l’Union Européenne (pas forcément européens d’ailleurs, les oints du seigneurs outre-atlantique se sont également invités dans la bataille) abandonner si facilement leur plan de carrière parce que quelques “bouseux” des Midlands ou du Yorkshire le leur demandent.

La deuxième raison est l’attitude du premier ministre David Cameron. Durant la campagne, il n’a cessé de répéter que l’article 50 permettant le retrait du Royaume-Uni serait invoqué juste après le vote “car le peuple britannique attendrait avec raison que cela se fasse immédiatement“. Or il a annoncé en parallèle de sa démission que ça ne se passerait pas tel qu’il l’avait promis.
Pour le moment, la situation politique britannique et les déclarations des principaux concernés semblent suggérer un délai de plusieurs mois. Ce retournement de veste de la part de David Cameron met une pression immense sur le futur premier ministre britannique dont le passage au 10 Downing Street sera sans aucun doute de très courte durée.

Si ce dernier décide d’invoquer l’article 50, il y a de fortes chances pour que le divorce soit houleux car l’humeur atrabilaire des dirigeants européens démontre (pour ceux qui en doutaient encore) qu’ils ne souhaitent ni coopérer ou négocier avec le Royaume-Uni, mais le punir et le soumettre.
S’il s’y refuse, il perdra tout soutien et crédibilité de la part des conservateurs. Cette décision est également vicieuse sur un autre point: elle donne un délai aux “Remainers” pour organiser la contre-offensive.

La dernière raison est qu’en effet nous assistons à une véritable campagne de la part des opposants aux Brexit pour instiller le doute dans l’esprit des britanniques et de leurs dirigeants. Le but avoué étant que ce référendum demeure sans répercussions, tout au plus un épisode cocasse que l’on racontera la mine joyeusement effrayée autour d’un bon Earl Grey. Notez qu’en moins d’une semaine, nous avons vu émerger:

1) Une pétition hautement médiatisée pour l’organisation d’un deuxième référendum comptabilisant près de 3 millions de signatures (pas toutes authentiques il faut l’avouer).

2) Des centaines d’articles et reportages tentant de déligitimer le résultat car principalement le fait de gens modestes, non éduqués, âgés ou racistes (et pourquoi pas le tout à la fois). Si les idiots sont partout, ils ne sont certainement pas sous-représentés chez les lapins de coursives scandant à tue-tête “il faut plus d’Europe”. Tout est fait pour diviser le pays avec des arguments fallacieux (par exemple, le clivage jeune/vieux alors que 64% des 18-24 ne sont pas allés voter).

3) Des experts s’efforçant de trouver un moyen “démocratique” de bloquer le Brexit. Notamment en passant par le parlement.

4) Des menaces de sécession de la part de l’Écosse ou de l’Irlande du Nord. Divide ut regnes.

5) Et pour clouer le tout, des promesses d’hausses d’impôts et de baisse de dépenses sans véritable justification macroéconomique à l’heure actuelle.

Les responsables politiques britanniques font donc aujourd’hui face à une société plus que jamais fracturée, que les médias angoissent d’une main et rassure de l’autre avec la perspective d’un “contre-vote”. J’imagine que d’ici quelques jours nous aurons un sondage déclarant que si le vote était à refaire le Brexit échouerait.

Dans de telles conditions, tout élu marche sur des oeufs et pourrait bien hésiter avant d’engager son pays dans la voie d’un divorce conflictuel et préférer une renégociation ou l’avis du parlement pour se couvrir. À l’heure où j’écris ces lignes, Boris Johnson vient d’annoncer qu’il ne sera pas candidat pour le poste ingrat de premier ministre post-Brexit. Mauvais signe s’il en est.

Depuis avant-hier les marchés ont récupéré les pertes engendrées par le vote. Mais quelque chose me dit que c’est en partie parce qu’ils anticipent que la séparation n’aura pas lieu. J’espère me tromper. Mais si ce n’est pas le cas, le seul arbitre légitime qui pourrait imposer le Brexit serait Sa Majesté la Reine. D’après les rumeurs, elle est plutôt d’accord avec la majorité du peuple.

La démocratie enterrée par les partisans de l’UE et sauvée par la Couronne, avouez que ce serait croustillant.


Un pays qui a plus de 2000Md€ de dettes n’a pas le droit de parler de cagnotte

Il paraît que la croissance française a retrouvé des couleurs parce qu’elle a progressé de 0,5% au premier trimestre. Ce résultat a été obtenu pour l’essentiel grâce à la consommation des ménages (+ 1,2%) stimulée par les baisses du pétrole et des taux d’intérêt. Elle ne doit donc absolument rien à la politique économique menée par le gouvernement. Pourtant, on nous annonce triomphalement que l’objectif de 1,5% de croissance sur l’ensemble de l’année sera atteint et que nous assistons à « une série de signaux favorables » comme le contrat remporté par DCNS pour la construction de douze sous marins pour l’Australie. Immédiatement les partisans du « cagnotting »ont réclamé que le gouvernement redistribue l’argent qu’il n’avait pas. Pour une fois, Michel Sapin ministre de l’économie a rappelé que l’on ne pouvait pas parler de cagnotte dans un pays qui avait plus de 2000 Md de dettes. Tout cela n’empêche pas le gouvernement de distribuer chaque semaine des milliards à tous ceux qui constituaient sa base électorale…

 

Un vote du Brexit en Grande Bretagne ferait baisser le PIB de 6%

 

En Grande Bretagne, à la veille du référendum sur le Brexit, on constate que les sociétés qui font partie de l’indice FTSE 100, très orientées vers l’exportation serait moins impactées par un vote de sortie de l’UE que celles de l’indice FTSE 250 qui réalisent en moyenne plus de 50% de leur chiffre d’affaires à l’intérieur de la Grande Bretagne.

La dernière étude parue sur les conséquences d’une sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne montre que cela coûterait en moyenne 5930€ par foyer fiscal. Il faudrait attendre une baisse d’environ 6% du PIB dans les mois qui suivraient le vote.

 

En revanche, si l’on pense que les anglais refuseront le Brexit, il faut s’intéresser aux  ETF qui permettent d’acheter l’indice FTSE 250. Parmi les sociétés qui figurent dans l’indice, on trouve notamment:  Smiths Group, Croda, Auto Trader, Rightmove, Scottish Mortgage, Pennon Group, Meggitt…

 

En Europe,  la BCE a beaucoup moins de marge de manoeuvre. L’objectif qui consiste à inciter les entreprises et les ménages à emprunter en  utilisant toute une série de dispositifs ultra-accommodants ne fait pas du tout l’unanimité en particulier en Allemagne. La France fait toutefois partie des pays où cette stratégie a l’air de fonctionner puisque la progression des encours de crédit au secteur non financier ressort à 4,2% sur les douze derniers mois.

 

L’économie américaine ralentit plus que prévu

 

Aux Etats Unis, le débat sur la normalisation de la politique monétaire va continuer, mais il semble presque certain que la Fed remontera ses taux jusqu’à trois fois en 2016. Comme la croissance a ralenti plus que prévu au premier trimestre, il faut se préparer

à adopter une stratégie défensive centrée sur  les sociétés « value » qui offrent un bon rendement. Parmi celles que l’on peut retenir figurent :

 

Consommation discrétionnaire: <Best Buy>, <Interpublic>; Consommation durable: <Reynolds American>, <Archer Daniel Midlands>, <Hershey>, <Coca Cola>, <Mead Johnson Nutrition>; Energie: <Valero Energy>, <Marathon Petroleum>, <Phillips 66>; Financières: <Morgan Stanley>, <Legg Mason>, <Discover Financial>; Santé:  <Pfizer>, <Amgen>, <Abott  Laboratories>; Industrie: <Cummins>, <Boeing>, <Lockheed Martin>, <Honeywell>, <Ingersoll Rand>; Technologie: <Qualcomm>, <Cisco Systems>, <IBM>, <Paychex>, <Symantec>, <Analog Devices>, <Corning>, <Texas Instruments>, <Microsoft>, <Motorola Solutions>; Materiaux: <International Paper>, <Eastman Chemical>; Telecommunications: <Verizon Communications>

 

Le Japon a baissé de 5% cette semaine, car la Banque du Japon n’a pris aucune décision nouvelle. Elle a repoussé de six mois la date pour atteindre ses objectifs en matière d’inflation. Cela se traduit par une forte baisse de la crédibilité de la banque centrale.

 

La Chine est décidée à intervenir pour modifier ses politiques monétaires et budgétaires en faveur de l’investissement sur lesquelles sa capacité d’action est la plus forte.

 

L’armement en Asie va connaître une forte croissance

 

Le secteur de l’armement devrait faire partie de ceux qui vont connaître une croissance forte au cours des prochaines années. La dernière commande par l’Australie de douze sous marins à DCNS en France montre bien que la tension monte en Asie. Ärmi les sociétés qui pourraient bénéficier de cette tendance on peut retenir :

 

Japan: IHI (100% du chiffre d’affaires dans la  défense) Kawasaki Heavy Industries (22,6%), Mitsubishi Heavy Industries (5,6%), ANA Holdings (5,4%), NEC (4,3%), Mitsubishi Electric (2%), Fujitsu (1%); India: Hindustan Aeronautics (98%), Bharat Electronics (33,4%); South Korea: LIG Nex (61,5%), Hanwha (51,6%), Korea Aerospace Industries (52,7%)


Les réserves de change de la Chine augmentent à nouveau…

En Chine, les nombreux opérateurs qui étaient très négatifs sur l’économie chinoise avaient des positions vendeur à découvert en Renminbi. Ils sont en train de fermer leurs postions, car les réserves de change de  la Chine ont progressé de 10 Md$ en mars. Elles s’établissent désormais à 3200 Md€. C’est une nouvelle importante dans la mesure où le scénario de la Chine qui était confronter à une évasion de capitaux et qui allait s’effondrer en entrainant le reste de l’économie mondiale dans sa perte, n’est plus tout à fait d’actualité.

D’ailleurs, un portefeuille de valeurs européennes exposées à la Chine a progressé de 6,7% depuis le début de l’année. Parmi ces valeurs figurent notamment : Remy Cointreau (18% de son chiffre d’affaires réalisé en Chine), Kuehne & Nagel (20%), Panalpina (20%), ABB (14%), Andritz (12%), Georg Fisher (12%), Cookson Group (11%); Gamesa Corp Technologica (13%),LVMH  (23%),  Adidas (21%), Puma (19%), Richemont (18%), Burberry (13%), SEB (13%), CSR plc (32%), STMicroelectronics (25%), Infineon (21%),  Nokia (16%)

 

L’affaire des « Panama Papers » s’ajoute à une longue liste de révélations qui trouvent toutes leur sources dans des documents qui ont presque toujours été piratés. Personne ne peut défendre la fraude fiscale, mais il semble difficile de mélanger les chefs d’Etat qui s’enrichissent personnellement sur le dos de leur peuple et les entrepreneurs qui essayent d’échapper à une fiscalité confiscatoire pratiquées par de nombreux Etats.

Curieusement,  il n’y a dans les listes qui ont circulé aucun nom américain, alors que l’Etat du Delaware est connu pour être un état très compréhensif pour rendre opaque de nombreuses rémunérations et décisions…

On aimerait beaucoup sur le même principe que le « Consortium des Journalistes » déploie la même énergie pour nous exposer la situation des « Salafism Papers »…

 

L’Angola a du demander l’aide du FMI. C’est un événement important, car il n’y a pas si longtemps, le pays faisait partie des bons élèves de l’Afrique. Le champ de Kaombo pour être développé, nécessitait en 2014, 16Md$ d’investissements. Il devait produire 230 000 barils/jour en 2017.  Pour être rentable il fallait un prix du baril de 70$. Les autres champs de Girasol, Dalia et Pazflor ont été découverts par Total.

Les sociétés exposées à l’Angola sont notamment:  Sonangol, Total ,Exxon Mobil, Statoil, BP et Mota Engil auPortugal.

 

Les analystes commencent à revoir leurs prévisions à la baisse

 

En Europe, l’indice Stoxx 600 a reculé de 2,8% la semaine dernière. Les analystes financiers qui vivaient, pour la plupart d’entre eux,  encore sur un nuage rose sont maintenant en train de revoir à la baisse leurs prévisions de bénéfices sur l’ensemble de l’année 2016.

 

En France, la création par Emmanuel Macron de son propre mouvement politique « En Marche » témoigne de la difficulté pour la gauche, mais aussi pour la droite d’aller dans l’unité à la prochaine élection présidentielle.

On voit bien qu’avec la perspective de voir Marine Le Pen récolter entre 35 et 40% des suffrages des électeurs, il va y avoir beaucoup de turbulences dans toute la classe politique…

 

Michel Sapin explique qu’il respecte les engagements de la France en matière de déficit à la lettre. Selon lui, le déficit public atteindrait 3,3% en 2016 avant de repasser sous la barre autorisée par le pacte de stabilité en 2017 à 2,7% exactement. Les gouvernements successifs  ont laissé filer les déséquilibres entre la France et l’Allemagne. On ne s’en aperçoit pas trop, car avec plus de 2000 Md€ d’endettement,  la charge de la dette autour de 45 Md€ est grâce à l’effondrement des taux la même que quand la France, il n’y a pas si longtemps, avait 1000Md€ de dettes. Le jour où les taux d’intérêts vont remonter la situation risque d’être extrêmement difficile à gérer.

 

Alors que l’immobilier montrait des signes plutôt encourageants de reprise, les avocats de l’encadrement des loyers repassent à l’offensive. On ne peut pas gérer le secteur de l’immobilier uniquement avec de l’idéologie…

 

En Allemagne, en février, les carnets de commande de l’industrie ont baissé. La production industrielle a baissé. La demande intérieure se tient bien mais le niveau des exportations reste morose.

Parmi les sociétés exportatrices que l’on retrouve dans les portefeuilles figurent : Adidas,Bayer,Bayerische Motoren Werke , Brenntag, Daimler, Fresenius Medical Care ,Hannover Ruck, Heidelberger Cement , Infineon, Lanxess, Linde, Merck KGAA, MTU Aero Engines ,Osram, Porsche, SAP, Software AG,Symrise.

 

En Grande Bretagne,  The Economist poursuit sa campagne contre le « Brexit ». La directrice de la rédaction explique que son pays pourrait effectivement récupérer de la souveraineté en quittant l’Union Européenne mais qu’elle en paierait le prix sur le plan économique.

Si le vote était finalement en faveur de la sortie de l’Union Européenne les sociétés qui souffriraient le plus sur le plan boursier sont : Shanks Group (74% du CA réalisé en Europe Continentale), Man Group (66%), Thomas Cook Group (65%), Vodafone (58%), Bodycote (57%), Computacenter  (54%), Kingfisher (40%), Imperial Tobacco (40%), WPP (34%)

 

Aux Etats Unis, l’activité manufacturière risque de rester médiocre au cours des prochains mois car elle a encore reculé en février. L’activité dans les services qui pèse 70% du PIB commence à ralentir. Le déficit commercial repart à la hausse avec un solde négatif de 47,1Md$ pour le mois de février.

Les résultats des entreprises américaines pour le premier trimestre vont être annoncés cette semaine. Ils devraient marquer un recul de 9% en raison de la baisse des résultats de la finance et de l’énergie.

Les opérations de fusion à orientation fiscales devraient fortement ralentir après l’annulation du rapprochement Pfizer/ Allergan

 

 

Au Japon, l’indice Topix a aussi cédé du terrain cette semaine. Le Yen est au plus haut depuis 17 mois. Tout le monde est maintenant convaincu de l’inefficacité des mesures de relance prises par Shinzo, Abe le premier ministre. Il ne suffit pas, comme le recommandent les keynésiens simplistes, d’injecter des tombereaux de liquidités pour que l’économie reparte. Les investisseurs étrangers sont d’ailleurs vendeurs net d’actions japonaises depuis le début de l’année.

 

Les fonds Dette Emergente faisaient partie des fonds qu’il fallait au début de l’année quitter de toute urgence. Aujourd’hui on se rend compte qu’ils rapportent autour de 5% avec un risque plutôt faible sur des noms de sociétés qui permettent de dormir la nuit.


Les grands échecs de l’Etat français stratège industriel…

Le débouclage des positions de produits dérivés sur les matières premières est le vrai sujet du moment. Selon les quelques hedge funds qui suivent de près la situation le montant de l’encours serait de 4000 Md$ sur un encours total de 12 000 Md$.   Pour bien comprendre l’importance de ces chiffres, il faut se rappeler qu’en 2008-2009   au moment de la crise des subprimes une perte nominale de 500Md$ sur le marché des mortgages avait eu pour effet avec les produits dérivés de se traduire en 28 000Md$ de perte sur le marché des actions !

Le pire n’est bien évidemment jamais certain mais cela constitue une incitation de plus à construire un « bar-bell portfolio » qui va en cas de forte dégradation de la croissance détiendra des Bons du Trésor à 30 ans en dollar, des obligations d’Etat japonaises (JGB), du cash en dollar et de l’or ; et dans l’hypothèse où la croissance repart des actions européennes, japonaises, coréennes. Ceux qui souhaitent prendre plus de risques pourront commencer à acheter du pétrole ainsi que du Brésil, de la Chine, du High Yield et de la dette émergente….

 

 

Bercy défend « sa bonne gestion » alors que la France a de moins bons résultats que ses voisins européens.

 

En France, L’incertitude grandissante pourrait stopper une reprise encore fragile ( progression de 0,4% du PIB au T4 2015). En plus d’être le seul pays européen où le niveau de chômage ne baisse pas, la France est obligée d’étaler au grand jour les échecs de sa stratégie industrielle.

Areva, dans le nucléaire, dossier piloté depuis l’Elysée devait être un des grands succès industriels de l’Etat qui font la gloire de l’Etat stratège. Il va falloir remettre 5Md€ dans la société après la très mauvaise gestion d’Anne Lauvergeon. Cela n’empêche pas Philippe Varin d’être très satisfait alors que les actionnaires minoritaires ont perdu la quasi totalité de leur investissement.

Le sauvetage de Vallourec nécessitera également une augmentation de capital de 1 Md€. Curieusement on trouve dans les deux cas des conflits d’intérêt préoccupants.

Philippe Crouzet, le président de Vallourec est l’époux de Sylvie Hubac ancienne directrice du cabinet du Président de la République….

Olivier Fric, négociant, consultant et intermédiaire sur l’affaire Uramin est l’époux à la ville d’Anne Lauvergeon ancienne président d’Areva….

Air France qui devrait comme toutes les compagnies aériennes du monde, profiter de la baisse du prix du pétrole et voir ses marges bénéficiaires augmenter ne sera pas en mesure de le faire. Les syndicats sont là pour l’en empêcher avec la complicité d’un Etat actionnaire qui n’a pas le courage de prendre les bonnes décisions.

 

En Italie, le chômage recule depuis un an. La récession est terminée. Rappelons une fois de plus que cela est le résultat de décisions courageuses prises et appliquées par Matteo Renzi le Président du Conseil.

 

L’Europe en général est prise dans un irrésistible processus de faiblesse et de lâcheté, pratiquement dans tous les domaines. Le denier indice PMI composite est en baisse pour janvier.

 

La situation des banques est contrastée

 

Les banques américaines l’air d’aller mieux. Des analystes comme Mike Mayo de CLSA commencent à redevenir positif sur le secteur. Les grandes banques et les banques régionales ont beaucoup baissé de puis le début de l’année : Citigroup -22%, Bank of America -19,6%, JPMorgan Chase -13,3%. Comme elles ont désormais des bilans solides, ces valeurs pourraient remonter d’environ 20%…

 

Les banques européennes sont en recul de 17% depuis le début de l’année. Celles qui ont particulièrement souffert sont les banques italiennes car elles portent encore 350Md€ de créances douteuses ce qui représente 22% du PIB italien. Le plan de sauvetage mis en place par le gouvernement a été difficile à mettre en place car l’Europe a refusé à l’Italie ce qu’elle avait accordé à l’Espagne et à l’Irlande. Il s’agit d’un exemple de plus du dysfonctionnement de la machine européenne…

Parmi les banques italiennes concernées figurent : Banca Monte dei Paschi di Siena,Unicredit,Intesa San Paolo,Banco Popolare Emilia Romagnia,UBI Banca,Banca Popolare di Milano,Banco Popolare Emilia Romagna,Banca Carige, Banca Popolare di Vicenza…

 

Les banques chinoises seraient aussi selon certains hedge funds à la veille d’une crise. Le niveau de créances douteuses serait astronomique alors que les banques chinoises sont massivement sous capitalisées. Compte tenu des montants très importants empruntés en dollar, une poursuite de la dévaluation du Yuan les mettrait dans une situation intenable. Parmi les banques chinoises concernées figurent : ICBC, Bank of China, Agricultural Bank of China,Bank of Communications, Citic Bank, China Minsheng Banking Group.

 


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Après le « Grexit » qui se prépare, on pourrait passer au « Brexit » et surtout au « Francexit »

Dans le feuilleton grec toutes les prévisions des sondages se sont révélées fausses. Le pays est désormais aux avants postes du déclin occidental. Il porte une dette de 320Md€, soit 180% de son PIB qui a servi a payer des dépenses courantes et non pas des investissements (en dehors des Jeux Olympiques !). Le poids de la fonction publique, un régime de retraite parmi les plus généreux du monde (un tiers du pays part à la retraite à 55 ans, les présentateurs de télévision partent eux à 50 ans, 20 000 morts qui continuent à percevoir leur retraite),  une fraude fiscale endémique (les armateurs ne payent pas un centime d’impôts car c’est inscrit dans la constitution) et une corruption généralisée empêchent, par manque de courage de son personnel politique, ce pays de revenir dans les clous d’une gestion normale. Aujourd’hui, Alexis Tsipras est en défaut vis à vis de ses créanciers extérieurs, mais aussi vis à vis des salariés de la fonction publique et des retraités grecs.  A sa légitimité démocratique acquise après le référendum, les gouvernements des pays de la zone euro opposent le principe de continuité de l’Etat. Il en va de la crédibilité du projet européen.

 

La crise grecque révèle que les institutions européennes ne sont pas bonnes. Elles ont  été incapables de trouver une réponse adaptée aux maux causés par un système qui ne fonctionne plus. Chaque fois que l’on a aidé la Grèce, les mesures ont été inefficaces pour aider ceux qui étaient parmi les plus pauvres.

Si on ne les fait évoluer rapidement ces institutions, la Grande Bretagne quittera l’Europe et il y aura d’autres Grèce (les pays de l’Europe du sud et probablement la France avec un « Francexit »). Le non grec au référendum est l’opportunité de remettre sur les rails une Europe plus resserrée qui la renforcerait.

 

C’est d’autant plus urgent, que l’antigermanisme fait de nouveau entendre sa petite musique. La crise grecque serait uniquement la conséquence  des exigences de rigueur budgétaire imposées par la Chancelière Angela Merkel. Ce qui est totalement inexact quand on regarde les plans d’aide de l’Europe accordés à Athènes depuis 2010. Le problème qu’il faut traiter est que la « ménagère souabe », comme la surnomme les allemands, ne supporte pas que d’autres s’exonèrent des sacrifices qu’elle a consenti pour son pays….

Ce qui est en jeu c’est la possibilité pour les partis extrémistes de gauche et de droite en Europe de faire des fausses promesses dans des programmes populistes tout en rendant l’Europe et l’Euro responsables de leurs propres difficultés.

 

L’Europe ne peut pas fermer la porte à Platon, comme on le disait au moment de l’entrée de la Grèce dans ce qui s’appelait alors  la Communauté Economique Européenne. Il faudrait que le gouvernement grec comprenne vite que la diminution des dépenses publiques, baptisée par le mot impropre d’austérité, va de pair avec les réformes. Ce sont les deux facettes de toute politique de redressement

 

 

François Hollande prépare sa campagne électorale de 2017

 

François Hollande nous a encore expliqué cette semaine que l’économie française était « robuste » alors que la France est le pays qui est confronté à une avalanche de chiffres inquiétants : la dette publique s’envole, les dépenses continuent d’augmenter. Le Pôle Emploi est inefficace selon la Cour des Comptes. Il suit très mal les chômeurs et la fusion ANPE-Assedic n’a pas produit les effets escomptés.

Au lieu d’avoir le courage de prendre les décisions pour redresser son pays, il est entré d’ores et déjà en campagne électorale en faisant du clientélisme. Voilà quatre exemples particulièrement illustratifs de cette stratégie.

 1/ Les fonctionnaires auront droit à des hausses de traitement en 2017 et François Hollande ne touchera pas à l’âge de leur départ à la retraite (60 ans et six mois en moyenne dont 52 ou 57 ans pour la SNCF et la RATP contre 62 ans dans le privé). Ils conserveront également leur mode de calcul évalué sur les six derniers mois de traitement contre les 25 meilleures années dans le privé.

2/Les niches fiscales sont toujours au nombre de 453 représentant 82 Md€ de réductions d’impôts. Pourtant François Hollande  avait promis d’en supprimer pour faire des économies…

3/Les 4000 aiguilleurs du ciel garderont leurs primes. Elles seront exclues de la réforme du régime des primes des fonctionnaires. Partant en retraite à 57 ans ils n’ont pas encore accepté de partir à 59 ans ! L’Etat continue d’accepter que les français soient régulièrement pris en otage par un tout petit nombre de privilégiés. Rappelons que Ronald Reagan, président des Etats Unis en août1981, à la suite d’un conflit  avait eu le courage de renvoyer  11 345 contrôleurs aériens grévistes qui avaient ignoré ses instructions.  Ne faisant plus partie des services fédéraux, ils ont été remplacés par des contrôleurs non grévistes.

4/L’assurance maladie doit réaliser trois milliards d’économies en trois ans. Comme d’habitude l’essentiel de l’effort sera demandé au secteur privé. Le millier de cliniques et d’hôpitaux privés redoutent d’être la variable d’ajustement du secteur public. Marisol Touraine leur ministre leur rappelle qu’in doivent réaliser des « bénéfices raisonnables »  alors qu’ils représentent 25% de l’offre de soins, 34% de l’activité mais seulement 17% des coûts !

 

Au moment où il faudrait expliquer de façon pédagogique la situation de la Grèce pour Montere que les gouvernements extrémistes ne peuvent conduire un pays qu’au désastre, le Président de la République reste dans sa posture de synthèse permanente pour amadouer l’aile gauche du Parti Socialiste….

 

A suivre